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Mois-Sonneur #137 : Que sera le jeu vidéo en 2026 ?
Nous voilà au bout du mois de Janvier 2026, les fêtes de fin d'année 2025 sont passée et le monde du jeu vidéo reprend son manège habituel. Chez Total-Gamer, cela signifie le retour des Mois-Sonneur avec le premier de l'année qui essaye toujours de jouer aux devins. Vous retrouvez d'ailleurs un texte plus long qui essaye de se projeter sur l'avenir de l'industrie vidéoludique sur lequel vous pouvez tout à fait donner votre avis en commentaire.
Un monde qui change
L’exercice habituel auquel on s'astreint en début d’année dans le Mois-Sonneur, c’est de se projeter sur le futur du jeu vidéo, dans les 12 mois devant nous. Cela permet de faire le point sur l’état de l’industrie à un moment donné tout en essayant d’anticiper les tendances qui se présentent devant nous. Et pour 2026, l’angle d’analyse doit changer car les jeux sont devenus roi, devant les consoles.
Ce changement est symbolisé par la politique de Microsoft, entre son Xbox Game Pass et la fin de ses exclusivités. Les ventes de consoles ne comptent presque plus dans le résultat, on ne regarde que l’argent généré par les jeux, quelque soit leur qualité. Microsoft dégaine sur tous les genres et devrait continuer cette année, sans pour autant avoir un étendard très fort pour mener la meute.
Son plus grand rival, Playstation, commence doucement sa mutation mais ne sait toujours pas sur quel pied danser. La PS5 est toujours leader de son marché, il faut préparer la PS6 mais il faut surtout se remettre à produire des jeux. Depuis le raté Concord, tout est plus compliqué chez Sony et même Ghost of Yotei n’est pas venu remettre les choses à l’endroit, l’épisode ayant eu des ventes jugées décevantes. Le programme pour 2026 n’est pas très excitant pour le moment sauf si Marathon réussit un coup de maître qu’on a bien du mal à imaginer à l’heure actuelle.
Nintendo va se retrouver dans une situation similaire même si les ventes de sa Switch 2 crèvent le plafond. La base de fans est très attachée à la marque mais elle commence à rouler sur le fond des grandes heures de la Switch, Zelda Breath of the WIld ou Super Mario Odyssey en tête. Le constructeur de Kyoto commence à tester le monde du Game as Service et 2026 pourrait bien être l’année où il y met les deux pieds. La grosse attente sera quand même un nouveau Zelda, et ce sera peut-être l’arlésienne de l’année.
Puisque ce sont les jeux qui prennent le pouvoir, c’est aux éditeurs tiers de se mettre en avant et les historiques de la catégories sont dans un drôle d’état. Ubisoft vient d’exploser, une explosion qui se veut contrôlée après des années de longue agonie. C’est au moment où il pourrait briller et prendre la place de Roi que l’éditeur français fait sa révolution, et des têtes vont tomber. L’année sera une grande transition vers de meilleurs jours, et peut-être vers un autre pavillon sur la maison de Rayman.
Son grand rival de toujours, l’américain Electronic Arts, va lui aussi avoir d’autres chats à fouetter en 2026 puisqu’il va passer sous le contrôle de l’Arabie Saoudite, sauf énorme surprise à court terme. Les projets en cours vont se prolonger mais ils ne sont pas si nombreux que cela, notamment sur les gros titres. La deuxième moitié de l’année sera une réorganisation en coulisses, ce qui pourrait créer quelques remous et des départs de poids. On ne reparlera vraiment de jeux qu’à la fin de ce processus.
Chez les autres gros noms habituels, on ne devrait pas voir beaucoup de mouvement tellement tout le monde est content de sa place. Je pense à Take Two, Capcom ou Bandai Namco, tous ont leurs secteurs, personne n’a de turbulence en vue et personne ne devrait avoir les yeux plus gros que leur ventre. Chacun aura son grand moment dans l’année, à commencer par Resident Evil Requiem pour Capcom.
Les éditeurs d’en-dessous tels que Square Enix, Deep Silver ou Sega, vont encore passer l’année à essayer de trouver le projet qui les fera aller dans la catégorie du dessous. Beaucoup veulent passer par le Game as Service mais le genre semble un peu en perte de vitesse. Les joueurs ne sélectionnent qu’une poignée de titres qui ont droit de vie, les autres sont très rapidement condamnés à voir leurs serveurs s’arrêter. Ce serait bien que ces entreprises retrouvent une identité plutôt que de chercher à faire tout et n’importe quoi.
En 2026, il faudra aussi compter sur les indépendants qui ne sont plus une simple variable d’ajustement dans l’industrie. On parle de projets fait par une seule personne comme Haunted Chocolatier à des jeux développés par des mastodontes comme CD Projekt RED ou Larian Studios, en passant par les projets type Devolver Digital. Puisque les gros vont encore avoir du mal à s’imposer, ce sont des “petits” qui en profiteront pour faire du bruit, comme on a pu le voir en 2025.
Mais le gros sujet de 2026, bien plus que l’utilisation de l’IA générative qui va finir d’envahir le monde du jeu vidéo et deviendra donc un non sujet, sera l’arrivée attendue de GTA 6, programmée pour la fin d’année pour le moment. Est-ce que cette date sera maintenue ? Et surtout est-ce que le studio ne va pas exploser suite aux affaires judiciaires, à la constitution d’un syndicat et sûrement avec un retour du crunch ? Tout cela pour finalement discuter de gameplay, de scénario, de mode en ligne ou de technique ahurissante dans les détails. Chaque fois que GTA 6 arrivera dans l’actualité, le reste de l’industrie se prosternera, pour ne pas prendre le risque de passer trop de temps dans l’ombre. Et juste ça, juste GTA 6, pourrait rendre l’année 2026 légendaire dans l’histoire du jeu vidéo.

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