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Mois-Sonneur #133 : Que retenir de la Gamescom 2025 ?
Qui dit mois d'Août dans le jeu vidéo dit Gamescom, ce sera donc le sujet central du Mois-Sonneur numéro 133. Comme à chaque fois, pour prolonger la question du mois évoquée dans l'émission, vous retrouvez ci-dessous un bonus à l'écrit. Et vous, qu'avez-vous retenu de la Gamescom 2025 ?
De la constance et rien de plus
Il y a plus ou moins un an, à l’occasion du Mois-Sonneur qui revenait sur l’actualité gamer du mois d’Août 2024, j’écrivais que l’avenir de la Gamescom était plutôt assuré malgré la chute de l’E3. Un totem médiatique de l’industrie était tombé mais il n’avait pas tout emporté avec lui. Un an plus tard, la Gamescom s’élève comme un dernier vestige du monde du jeu vidéo d’avant Covid-19. C’est au moins comme cela que l’on attend le salon de Cologne.
Son début est désormais une unique conférence généraliste, organisée par le producteur et présentateur Geoff Keighley et qui doit rassembler toute l’industrie dans une grande célébration qui doit servir de cocon pour de belles annonces. Les attentes étaient élevée autour de cette soirée qui marque la fin des vacances dans le monde du jeu vidéo et certains ont d’ailleurs préféré faire leur communication un tout petit peu en avance.
Woochi the Wayfarer, Neo Berlin 2087 ou encore Kirby Air Riders, voilà trois beaux projets à être arrivé en avance, et ce sont finalement peut-être les meilleures annonces de toute cette période, les jeux qu’on a le plus envie de retenir. Car encore une fois, monsieur Geoff Keighley a fait beaucoup de promesses mais il n’avait pas le matériel pour assurer une fois sur scène. Call of Duty Black Ops 7 n’a pas montré un gameplay propre, et encore moins en multijoueur. Black Myth Zhong Kui a dévoilé une très jolie cinématique qui était un peu seule dans une soirée bien longue. Entre les deux, le public semble avoir le plus retenu le jeu Lego Batman, un très bon symbole du niveau de la conférence.
Pas de Microsoft, pas de Playstation, pas de Nintendo, ou au moins jamais avec de grosses annonces inattendues, les constructeurs préfèrent s’en remettre à leurs propres conférences. Les gros éditeurs comme Electronic Arts, Ubisoft ou Take Two ont aussi été plutôt absents de la fête. La place était donc libre pour les indépendants, une appellation qui regroupe désormais beaucoup de choses très divers mais qui se résume par des projets qui sont auto-édités ou parfois édités par des groupements de studio.
On retrouve tout ce public dans les conférences Future Games Show avec une édition spéciale Gamescom 2025 qui n’était pas au niveau de l’édition Summer Showcase d’il y a quelques mois. On a quand même vu beaucoup de jeux, simplement pas trop de gros projets, mais nul doute que vous y trouverez quelque chose selon vos goûts. cet évènement fait écho à la conférence tenue par le groupement Level Infinite qui a présenté son catalogue fait de Dune Awakening ou d’Exoborne. Puisque les gros décident de laisser la place, celle-ci est comblée par ceux qui veulent grossir.
Au milieu de tout ceci, il y avait quand même un fantôme que personne ne pouvait ignorer et qui restera comme une marque importante de cette Gamescom 2025 : Hollow Knight Silksong. L’un des jeux les plus attendus de l’histoire a donné rendez-vous à Cologne pour annonce de sa date de sortie et surtout pour les premiers tests réels. Des files d’attente de plusieurs heures ont répondu à l’appel d’un projet qui prenait son temps pour satisfaire les plaisirs de ses développeurs. Le genre d’image qui marque.
Mais la bonne nouvelle, c’est que ces files d’attentes étaient aussi et surtout le signe d’un salon qui a su attirer les foules. On parle tout simplement de la plus grosse Gamescom de l’histoire, en nombre d’exposants et en nombre de public accueilli. Le signe qu’essayer les jeux un peu avant leur sortie attire toujours le public. Même s’il était presque impossible de tout voir dans une journée, les retours sur les réseaux sociaux étaient très bons. La Gamescom est l’endroit où faire son marché pour la fin d’année, ce que tout le monde a compris.
Les journalistes aussi étaient de la fête, encore une fois très contents de se retrouver dans le monde réel dans une très bonne ambiance. Beaucoup de celles et ceux qui dansaient sur la tombe de l’E3 se réjouissent de retrouver son esprit, au moins en partie, dans ces stands avec consoles mais aussi quelques développeurs sous le coude. De quoi s’extasier sur Resident Evil Requiem qui a fait une très grosse impression sans occulter Cronos the New Dawn qui devrait être un des grands jeux de cette fin d’année.
Tout cela ressemble quand même terriblement au constat qu’on pouvait faire l’année dernière. La Gamescom n’a pas profité de la fin de l’E3 pour devenir un moment beaucoup plus important de l’année dans le monde du jeu vidéo. C’est toujours le salon sympathique où découvrir des jeux pleins d’idées et où certains projets peuvent trouver leur éditeur. Mais les gros acteurs ont conservé leurs habitudes de début Juin à heure américaine, comme si l’Europe était un marché de seconde zone. C’est en tout cas un marché bien différent du marché américain, ou même du marché Japonais, raison pour laquelle chacun de ces marchés conserve son moment à lui dans l’année. Et raison pour laquelle la Gamescom ne deviendra jamais le moment le plus important de l’année, ce qui semble très bien lui aller.
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