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Child Of Light vous met dans la peau d’Aurora, jeune princesse qui, sous le coup d’une maladie, sombre dans un sommeil profond. A son réveil, elle se retrouve au cœur du royaume de Lémuria, dont les astres ont été dérobés par une reine des ténèbres. La tâche qui vous incombera : les récupérer. Éternelle lutte entre l’ombre et la lumière, rien de nouveau sous le soleil côté scénario. Si l’histoire peine à convaincre par son originalité au départ, rappelant vaguement le “Labyrinthe de Pan” de Guillermo Del Toro, son traitement, lui, a de quoi réjouir.

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Lémuria, c’est un royaume en 2D plate-forme créé via le même moteur que Rayman Origins, peint dans un style aquarelle tout simplement majestueux. Extrêmement riche en plans, couleurs et nuances, on y évolue à pied, puis très rapidement en volant et virevoltant à l’aide de nos ailes de fée. L’impression d’être plongé dans un livre de conte pour enfants se fait vite sentir, surtout si on y ajoute les dialogues de nos personnages, construits en vers et se matérialisant dans des bulles (hommage à Vagrant Story ?). Tout du long, l'excellente bande originale composée par Cœur de Pirate vient se greffer à l’ensemble pour une impression générale de poésie et de sérénité quasi palpable.

Au gré de l’aventure, on prendra plaisir à explorer cet univers en long, en large et en travers, que ce soit à la recherche des innombrables coffres disséminés ça et là ou en résolvant des énigmes assez simplistes, se faisant régulièrement des nouveaux compagnons ou en nettoyant Lémuria, infesté par les êtres des ténèbres. Le bestiaire, qu’une fois encore ne renierait pas Guillermo Del Toro, fait preuve d’originalité mais manque un peu de variété.

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Le système de combat au tour par tour peut sembler trop simpliste de prime abord mais dévoile rapidement sa profondeur. Si vous ne pouvez combattre qu’avec deux personnages à la fois (interchangeables à loisir pendant l’action parmi tous ceux constituant votre groupe), vous êtes en plus accompagné dans votre quête d’Igniculus, une luciole aux propriétés multiples que vous contrôlez à l’aide du joystick droit et d’une gâchette. Durant les combats, il aura le pouvoir, outre celui de vous soigner, de ralentir vos ennemis dans le chargement de leurs attaques, ajoutant une notion de timing et de stratégie réellement bienvenue. D'autre part, selon les zones du jeu où vous vous trouvez, il faudra équiper votre groupe de manière intelligente et user de vos sorts à bon escient  pour vous défaire de vos ennemis selon leur classe élémentaire (le feu contre l’eau, la foudre contre l’eau etc…).  Pour ce faire, vous disposerez d’Oculis, gemmes rappelant furieusement les matériaus de Final Fantasy VII, qui vous octroie des pouvoirs élémentaires défensifs ou offensifs. Petit côté craft, vous pouvez combiner ces Oculis entre elles pour les faire évoluer ou en créer de nouvelles.

Les combats sont légion et la progression de vos personnages très rapide en mode normal. Comptez environ un niveau supplémentaire tous les deux ou trois combats. Ainsi, en combinant le dépaysement général de Lémuria aux phases d’exploration, de combat, de craft, d’évolution de vos personnages (en répartissant vos points d’expérience selon diverses compétences) aux quêtes annexes ; il est pour ainsi dire impossible de s’ennuyer dans Child Of Light. Comptez environ 9 heures pour venir à  bout du jeu dans son intégralité, plus si vous considérez la possibilité de jouer en coopération. Dans ce mode, aux commandes d’Igniculus à votre place, le deuxième joueur vous assiste dans les combats et dans les phases d’exploration plate-forme, aidant à récolter des orbes de lumière, découvrir des passages secrets ou actionner des mécanismes. Sympathique, mais rien que vous ne puissiez faire en solo.

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Note finale > 18/20 : Child Of light est une réelle bouffée d’oxygène, une expérience de jeu surprenante par son aspect visuel et sonore maîtrisé qui plus est très riche en références. Néanmoins, il en rebutera certains par son absence de challenge, son scénario et ses personnages un peu lisses ainsi que son aspect un tantinet puéril/girly.

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