- Actus jeux vidéo
- Mis en ligne le
Quantic Dream : Une enquête qui pose question
Les journaux Canard PC et Mediapart, assistés par la suite du journal Le Monde, se sont lancé dans une grande enquête sur le fonctionnement des studios de jeu vidéo, et particulièrement sur les entreprises françaises. La première partie de cette enquête a été publiée le 14 Janvier 2018 et le studio Quantic Dream y est épinglé pour des comportements plus que limites envers ses employés. Bien évidemment, le studio n'est pas resté silencieux, en publiant aussitôt un communiqué réfutant toutes les allégations des articles.
Avec un peu plus de détails, les accusations portées par les journalistes se font en deux points majeurs. D'une part, un groupe d'employé aurait, pendant des années, réalisé des photomontages des membres de l'équipe à but humoristique. Problème, cet humour n'était visiblement pas partagé par tout le monde, certains employés parlant de harcèlement, de blagues sexistes ou homophobes et de mauvais goût. Après plusieurs années d'une pratique autorisée par la direction, le groupe de fautif a été renvoyé en faisant passer le tout pour une démission. Cette question est d'ailleurs en ce moment devant les tribunaux français mais elle montre que tout n'est pas rose chez Quantic Dream.
Deuxième axe d'attaque des articles, la période de crunch. Le crunch correspond aux derniers mois de développement d'un jeu, quand il faut à tout prix finir dans les temps. On oublie alors toutes les questions sur la durée du travail, on prend des pauses plus courtes et on évite de se plaindre. La pratiques est connue dans le milieu et sur ce point, Quantic Dream n'est pas une exception. Les articles donnent d'ailleurs la paroles à des employés, certains étant contre mais pas tous. Sur le même registre, il est tiré un portrait assez dur de David Cage, créateur du studio et aujourd'hui directeur artistique. Ses méthodes de management sont présentées comme tyrannique, ne se préoccupant peu de l'humain et imposant l'excellence à tous.
Ce que révèle cette enquête n'est donc qu'une demie révélation pour les personnes de l'industrie du jeu vidéo. Cela a tout de même l'occasion d'amener sur le tapis la question des conditions de travail, en prenant comme support un studio souvent vanté pour sa gestion humaine. Dans son communiqué, Quantic Dream indique porter plainte, notamment contre certains anciens employés témoignant à charge dans les articles. Et au milieu de tout cela, il faut finir le développement de Detroit Become Human. Même si selon certains employés, c'est Quantic Dream qui devrait devenir un peu plus humain.
Commentaires
- Aucun commentaire sur cet article.

Ajouter votre commentaire
Écrire un commentaire en tant qu'invité