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    Homeland : Saison 2 - Critique

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Homeland avait donc mit d’accord à peu près tout le monde avec sa première saison, recevant nombre de récompenses en plus d’aligner des audiences de très bonne facture pour sa chaîne, Showtime.

Néanmoins, il fallait reconnaître que l’épisode 10 de cette première saison aurait très bien pue être un « Series final ». La perspective de la saison 2 laissait donc une tripotée d’interrogations au spectateur quand aux directions prises par Alex Gansa et sa bande.

Les premiers épisodes se déroulant en grande partie à Beyrouth sont haletants. On retrouve rapidement le suspens propre à la série. De plus, le conflit fictif que subit le Liban est somme toute assez crédible pour que le spectateur puisse s’immerger dans la série. Car à l’instar du terroriste venant de l’intérieur dans la saison 1, la force d’Homeland réside à montrer des évènements qui pourraient très bien se passer, du moins en théorie.

Un début de saison convaincant donc, avant que la série ne baisse en régime.

La faute n’est pas technique. L’atmosphère particulière de la série est toujours présente grâce à une mise en scène  impeccable, une photographie d’exception et une bande son toujours très jazz.

La faute vient plutôt de la direction scénaristique, qui aura tendance à s’attarder sur des intrigues complètement futiles, autour de la fille de Brody par exemple. Ajoutez à cela des acteurs loin d’être parfaits (telle que celle qui joue justement la fille de Brody) et tout de suite la série en pâtit sacrément. On en viendrait presque à s’ennuyer. Heureusement, les dialogues restent captivants, et parmi les acteurs principaux, certains tels que Damian Lewis (Brody), Rupert Friend (Quinn) ou encore Mandy Patinkin (Saul) sont sacrément forts.

De plus, à l’instar de la première saison, l’intensité va de nouveau monter crescendo pour arriver  à des derniers épisodes palpitants, aux évènements marquants et au dénouement surprenant, laissant le spectateur dans le doute le plus total, une fois de plus, quand aux directions qui seront celles de la troisième saison.

Note finale > 13/20 : Cette deuxième saison d’Homeland est bien loin du niveau de la première, dû en grande partie à des choix scénaristiques hasardeux (Pourquoi s’attarder sur une histoire d’amour entre Brody et Carrie ? Pourquoi s’attarder sur une intrigue autour de Dana ? ).

Néanmoins, elle remplie son contrat et divertie sans mal le spectateur jusqu’à un final de bon acabit. Il faut constater tout de même que la série ne mérite sans doute pas les nombreux Golden Globes qu’elle a encore reçus pour cette saison. Sans doute est-t-elle un tant soit peu  surestimée.

On attendra tout de même une saison 3 qui s’annonce particulièrement intéressante. Homeland est une bonne série, mais comme dirait un professeur, « Peut mieux faire ».

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