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Nouvelle création de Mark Cerny (Crash Bandicoot, Spyro, Jak and Daxter) il y avait pourtant des raisons d’y croire par le CV de son créateur donc, et par cet héritage Sony des jeux de plateforme. Longtemps, le géant japonais a pu compter sur des icônes de la plateforme 3D maison pour promouvoir ses consoles. Andrew House et ses compères pensaient donc en faire de même avec la PS4.

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Au fond, force est de reconnaître et de souligner l’effort de Sony pour créer un jeu old school et familial. Souvent, en jouant à ce Knack, nous nous remémorerons avec nostalgie nos plus belles heures passées devant Crash, Spyro ou encore Ratchet and Clank. Knack est un porte-étendard boiteux d’un genre manquant cruellement à notre paysage vidéoludique. Celui prônant le partage, la convivialité et le simple amusement.

Mais plus que de le prôner, il aurait fallu l’apporter, ce fameux amusement.

Car hélas, on ne peut que constater la répétitivité du titre au bout d’un seul quart d’heure de jeu, et ce durant ensuite une dizaine d’heures. Viens dès lors rapidement poindre l’ennui duquel il sera difficile d’échapper. Si le jeu est au demeurant sympathique par son gameplay, on ne pourra que regretter l’absence de variante ou de quelconques efforts pour alterner des phases de jeux toutes identiques.

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Ajoutons à cela un scénario des plus convenus, des graphismes dignes de la PS3 et une bande-son elle aussi tout aussi répétitive, et Knack ne représente dès lors qu’une bizarrerie aisément oubliable.

Mais le pire réside bien en la difficulté aberrante du titre. Comment, quand on prétend proposer un titre familial, peut-on oser sortir un titre aussi exigeant que peut souvent l’être Knack ? Je n’ose pas en soi fustiger le fait qu’un jeu veuille être exigeant, je ne fustige pas non plus le principe du Die and Retry, mais cela ne correspond tout simplement pas au public visé. Pire, le public à même d’avoir les compétences pour « franchir » le jeu ne daignera jamais s’intéresser à Knack. Dès lors, comment Sony a-t-il pu parier sur ce jeu ?

Avec du recul, on se demande surtout si Mark Cerny s’est véritablement investi dans la production de ce jeu. Architecte de la PS4, il a en effet eu pas mal de travail ces dernières années, et il a ensuite parcouru le monde pour promouvoir la console. Knack ne devait être qu’un passe-temps de second ordre pour cette figure emblématique de Sony. Dès lors, comment un jeu peut-il être réussi quand son producteur lui-même ne s’y intéresse que très peu ?

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Note finale > 10/20 : Knack est donc un pari audacieux, mais raté. Cet échec qualitatif et sans doute commercial est sans doute inquiétant. Sony osera-t-il de nouveau investir dans des jeux de plate-formes et familiales suite à cet échec ? Espérons revoir des licences telles que Sly, Ratchet and Clank, Little Big Planet et, soyons fou, Jak and Daxter, qui ont fait l’essence et le succès de la marque et des diverses consoles Sony sur Playstation 4. Car elles, au moins, nous ont apportées de l’amusement.

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