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Test écrit de Killzone Shadow Fall
Derrière les mastodontes que peuvent être God Of War, Gran Turismo ou Uncharted, la licence Killzone semble être chère aux yeux de Sony (et peut être ses fans). Après trois épisodes, dont deux sur PS3, la saga s’est vue adaptée sur Vita avec un très bon Mercenary, et revient désormais au même moment que la sortie de la nouvelle console Sony, j’entends par là la Playstation 4. La guerre entre les Helghasts et les Vectans ne semble dont pas prêt de se terminer.
Qu’on se le dise, si le géant japonais perpétue la licence c’est avant tout parce que Killzone est la dernière saga exclusive à Sony sous forme de FPS, si on oublie Resistance qui ne fait plus parler d’elle depuis pas mal de temps. Surtout, Killzone est réputé pour ses claques graphiques. Premier jeu à avoir démontré les capacités de la PS3, Killzone 2 fut en son temps le killer app de la console de Sony. Avec ce Shadow Fall, la mission était la même pour les petits gars de Guerrilla.
Abordons donc le point qui nous importe le plus pour ce jeu, les graphismes !

Force est de constater que Killzone Shadow Fall est à ce titre le plus beau jeu next gen avec Ryse sur Xbox One. Si, pour un joueur PC, il n’étonnera pas forcément, le jeu fait quand même le job avec brio, comportant des effets de lumières somptueux, des textures de qualité… Les derniers niveaux sont, il faut l’avouer, assez magnifiques et prometteurs pour la suite de cette nouvelle génération. La première et principale mission de Guerrilla est donc respectée. Si vous achetez une PS4, que vous souhaitez voir ses capacités, il faudra investir dans ce Killzone, vraiment jolie. Mais un jeu, ce n’est pas qu’un moteur graphique.
Difficile de prendre des risques scénaristiques quand on succède à trois épisodes très clichés. Cependant, Guerrilla a souhaité rendre l’univers et l’histoire bien moins manichéen qu’à l’accoutumé. L’intention est de ce fait forcément louable. Cependant, la trame reste relativement banale. Surtout, il y a un manque criant de vérité dans ce jeu, de réel, d’émotion. Avant que l’on me jette des œufs en me traitant de David Cage roux, je ne m’attends guère à des dialogues dignes d’un Kechiche au sein d’un Killzone. Mais pour le coup, on s’intéresse très peu aux personnages, tous aussi développés qu’un stylo bic. Le personnage principal est dans ce sens le meilleur exemple pour appuyer mes propos. Il ne parle presque jamais, n’a aucun charisme, et ne bronche pas alors qu’on l’exploite de la pire des manières. Comment un joueur peut-il apprécier de se faire parler de la sorte durant plusieurs heures de jeux ? C’est tout bonnement incroyable.
Enfin, dans sa construction, l’histoire ne surprendra que très peu. Du coup, malgré de bonnes idées, le scénario de ce Killzone Shadow Fall est un raté assez global.

Ce qui est forcément dommage, puisque le jeu, appuyé par des graphismes de qualités, jouit aussi d’un gameplay très convaincant. Certes, il profite du confort offert par la nouvelle manette Sony mais le jeu est vraiment appréciable à jouer manette en main, et le drone OWL ajoute quelques variantes intéressantes afin de varier le gameplay. De plus, des niveaux (trop peu hélas) offrent le choix entre l’infiltration et le contact direct. L’IA quant à elle, parfois critiquée, est finalement correcte et offre une bonne résistance, bien que facilement prise à défaut en présence du OWL.
A savoir que pour boucler l’histoire, il vous faudra une petite dizaine d’heures, en y allant tranquille. Rajoutez à cela tout de même un multijoueurs qui ne révolutionnera pas le genre mais qui se révèle fun, intuitif et facile à intégrer. Il est à mes yeux le meilleur multi FPS de la PS4 pour le moment.

Les musiques, certes pas mémorables, collent elles bien au jeu. Pour aborder ce point, rappelons l’histoire de base de ce Killzone. Après la chute d’Helghan, les Helghasts se sont réfugiés en petit nombre sur Vecta. La planète est coupée en deux par un mur, séparant ainsi Vectans et Helghasts. C’est dans ce conflit digne de la guerre froide que le joueur intervient. Or, selon que le niveau se situe d’une partie ou de l’autre du mur, vous aurez la partition de compositeurs différents, ce qui permet d’avoir une ambiance sonore variée. C’est appréciable.
Quand aux doublages, les voix françaises sont à éviter comme la peste. Le jeu en anglais lui offre des doublages de bonne facture. A noter que vous pourrez ramasser des documents audio tout au long de l’aventure. Si cela offre une durée de vie plus conséquente, ceux-ci sont diffusés dans les hauts parleurs de la Dualshock 4. Certes, Nintendo le fait depuis 2006 avec sa Wii, mais on ne boudera pas notre plaisir de retrouver un tel ingrédient chez Sony.
Note finale > 15/20 : C’est assez paradoxal. Ce Killzone : Shadow Fall est un très bon jeu de lancement, puisqu’il montre les atouts de la PS4 tout en se voulant être un bon jeu. Mais c’est bien là le problème. Si nous prenons du recul et omettons le fait que ce Killzone soit un jeu de lancement, il n’est qu’un simple bon jeu parmi tant d’autres.
Il n’en reste pas moins que si vous êtes impatients et souhaitez avoir votre PS4 dès maintenant, il est le jeu à posséder. Mais si vous souhaitez mon avis, mieux vaut attendre Mars pour avoir la première grande exclusivité de la PS4 : Infamous Second Son.
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