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Test écrit de State of Decay
State of the dead
Le zombie est devenu une mode dans le jeu vidéo depuis le grand succès des Resident Evil et de Left 4 Dead. De nombreux jeux ont fait leurs apparitions comme Dead Island Riptide, WarZ ou le mod d’Arma 2 : DayZ, proposant de lier la lutte contre les zombies à un autre genre: l’open world. Malheureusement ces jeux s’avèrent être des déceptions pour leur manque de profondeur ne répondant pas aux fantasmes des amateurs de survie.
C’est ainsi que le studio de développement Undead Labs nous sort State of Decay, un survival horror open world avec une touche de RPG. Sur le papier, on se dit : pourquoi pas. Et bien il faut avouer qu’on ne s’attendait pas à une telle surprise.
Zombie go boom !
Dès qu’on lance le jeu, on est dans la peau d’un personnage directement implanté dans une situation terrifiante sans la moindre introduction ou cinématique: notre camarade se fait attaquer par des personnes voulant le boulotter. C’est ainsi que démarre votre tutoriel. Vous aurez donc la possibilité de donner des coups de lattes à la batte en fonçant dans le tas ou vous là jouer fine en éliminant instantanément la cible une fois derrière elle en étant discret. Vous rejoignez par la suite une maison avec des survivants qui auront bien évidemment un constat sur la situation, proposant ainsi des idées en demandant votre aide. Par exemple : aller chercher un survivant dans la panade (que vous pourrez incarner ensuite), chercher des médicaments ou allez sur un endroit élevé et faire le point sur les environs. C’est à ce moment là qu’on se rend compte que le jeu à de quoi nous occuper. Les zones d’observations étant très importantes dans le choix de nos actions futures car ils nous permettent de localiser et d’afficher sur notre map des points d’intérêt comme des maisons, des véhicules, des magasins, des postes de polices, des pharmacies. A vous d’y trouver votre priorité afin d’en tirer profit.
Pour marquer la fin du tutoriel et le vrai début du jeu, vous aller vous retrouver dans un autre camp, là où votre aventure démarrera dans un monde ouvert offrant une multitude de possibilité.
This is the end of the world, as we know it!
Votre nouvelle maison est renommé base. Cette base est déjà habitée par une opératrice radio vous informant sur tout ce qui se passe, un prêtre faisant office de soutien morale, un sheriff bourrin préférant la poudre comme remède et des figurants, autrement dit : vous. Etant nouveau au foyer, il va falloir aider à améliorer la base et faire vivre la communauté. A commencer par trouver des survivants et de leur attribuer un poste selon leur métier et spécialisation, on peut citer le cuistot qui nous concoctera des plats afin d’augmenter la vitalité de nos personnages, le mécano qui fabriquera des objets utiles sur le terrain ou qui réparera des véhicules, ou bien le médecin qui s’occupera des blessures graves. Il y a donc une véritable partie de gestion au sein du groupe : entre les membres affamés, fatigués, coléreux, tristes, désespérés, malades, ou mécontents d’un tel événement ou changement, il va donc falloir trouver une solution afin d’éviter la venu d’un conflit interne. Il est possible d’avoir un cas de suicide ou de devoir exécuter un membre malade au risque de devenir un infecté. On retrouve tout les cas connu concernant les morts vivants, infectés ou mangeurs de chairs, et c’est à nous d’agir face à la situation. La particularité de State of Decay est le fait de pouvoir changer d’avatar et de faire monter son "skill". Par exemple, notre personnage de départ à acquis de l’expérience grâce au combat et au repérage, ce qui en fait un élément efficace et influant sur le groupe, pouvant appliquer des choix et des demandes d’améliorations sur le camp si vous avez les matériaux requis. Face à une horde de zombie, vous pourrez prendre la fuite : mais faite en sorte de surveiller votre jauge d’endurance qui risque de chuter au point de faire fatiguer votre personnage et de devenir une proie facile. Pour ça, il faut améliorer son cardio en courant de manière fréquente ou d’avoir de quoi vous requinquer avec une boisson ou un p’tit café. Même chose pour l’usage d’arme à feu : tirer avec un fusil semble simple, mais le rechargement risque d’être assez long si c’est la première fois que votre avatar touche à une arme à feu. Il va donc falloir vous entraîner et faire très attention si vous tenez à la vie.
Monde de merde.
Pour un jeu en monde ouvert, on se demande souvent si il est possible d’entrer dans n’importe quelle maison, dans State of Decay : oui. Toutes les maisons peuvent être inspectées afin d’y trouver provisions et munitions, mais le fait de fouiller une maison demande avant tout de savoir deux choses : « y’a t-il des zombies à l’intérieur » et « y’a-t-il des zombies à proximité » ? C’est important de le savoir car la fouille d’un lieu peut être longue, il est donc possible de l’accélérer mais cela risque de provoquer un bruit qui alertera vos ennemis les plus proches. Que ça soit de nuit ou de jour, pour trouver des ressources ou des survivants : il faut être prévoyant et efficace face à n’importe qu’elle situation afin d’éviter le trépas. C’est là qu’on ressent le côté survival horror, le vrai, et qu’on se dit qu’on a enfin droit à un rêve d’amateur de survie. Malheureusement le jeu montre très vite ses défauts. A commencer par des graphismes vraiment moyen, des textures baveuses, du clipping au même niveau d’un Saints Row The Third et surtout d’une baisse framerate assez violente lors d’une apparition de horde que l’on percutera avec notre véhicule tout en ayant un zombie accroché à notre voiture. Ce qui ne serait pas étonnant, c’est de vous retrouver avec la voiture renversé dans un ravin à cause d’une physique mal dosée. Ce cocktail de défauts nous amène donc à une technique bien à la traîne, mais n’oubliez pas que nous sommes sur un jeu téléchargeable à 20€ de 1,8Go, il est donc compréhensible d’avoir des entorses… jusqu’à un certain niveau par moment.
On notera un menu rachitique, ne proposant aucun mode coop ou multijoueur, le pire étant le syndrome Pokémon Rouge, c'est-à-dire qu’une seule sauvegarde est possible. La mort d’un de vos personnages n’aura donc pas droit à de seconde chance. Assez déroutant de voir son meilleur élément mourir à cause d’un manque de munition ou d’avoir fait le grand saut au dessus d’un ravin alors que vous êtes au fond du ravin avec vos copains cannibales. Si sur le visuel ça tâche, le son est gérer par Jesper Kyd, le compositeur des OST d’Assassin’s Creed, ce qui rend le tout correct et passe bien en fond face à toute les situations du jeu.
Note finale > 15/20 : State of Decay est un petit fantasme d’un type de joueur : celui qui aime la survie. Avec un monde ouvert peuplé de zombies et de nombreuses possibilités, c’est à vous de prendre les choses en main, entre l’amélioration de votre avatar et le fait de gérer les conflits : aussi bien interne, qu’externe. Mais attendez-vous à des lacunes graphiques comme des ralentissements et des bugs dus à un manque de finition. Mais en aucun cas ces défaut sont un frein au plaisir que nous procure le jeu. Un bon mélange pour une bonne pioche.
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