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Les sorties DVD/Blu-Ray du mois de Mai 2015 - Cinéma

Men, women & children dépeint le portrait de lycéens, garçons et filles, connectés en permanence, découvrant le monde derrière leur écran. Par le biais d’itinéraires croisés, Jason Reitman essaie tant bien que mal de cristalliser sur grand écran leurs rapports sociaux, l’image qu’ils pensent renvoyer ainsi que leur vie sentimentale. À l’ère de « l’ultra connexion », le film aborde avec finesse et un certain œil critique plusieurs enjeux sociétaux, comme la culture des jeux vidéo, l’anorexie, la course effrénée à la célébrité ou encore la propagation de contenus illégaux sur la toile. Tandis que certains destins se profilent, avec son lot de bonheur et de malheur, certains personnages s’engagent sur des chemins tortueux alors que d’autres choisissent la voie de la raison…
Adapté d’un roman éponyme de l’écrivain américain Chad Kultgen, Men, women & children est le sixième long-métrage de Jason Reitman, à qui nous devons l’inoubliable Juno acclamé par la critique. Réputé pour être un auteur atypique dont le thème de prédilection est la sexualité des Américains, il aime décrire sans tabous et avec une certaine misogynie. Bien plus qu’un simple fan, Jason Reitman le considère comme un visionnaire. Il n’en est d’ailleurs pas à sa première collaboration avec l’écrivain, puisque c’est le quatrième roman qu’il adapte au cinéma, après Thank you for smoking, In the air et Last days of summer. Mais cette fois-ci, le cinéaste se mouille un peu plus et participe même au scénario du film qu’il a coécrit avec Erin Cressida Wilson, scénariste de Chloé sorti en 2009 dans les salles obscures.
Et force est de constater que le résultat obtenu est à la hauteur de ce à quoi nous étions en droit de nous attendre ! Comprenez par là que Men, women & children s’inscrit dans la suite logique d’une cinématographie qu’il veut sociétale. Présenté en avant-première à l’édition 2014 du Festival International du film de Toronto et filmé au Texas, à Austin plus précisément, Men, women & children met une nouvelle fois en lumière le talentueux Ansel Elgort, l’interprète de Timm Mooney, l’étoile contraire de Shailene Woodley dans Nos étoiles contraires, mais indubitablement l’étoile montante du moment. Après un premier rôle très remarqué dans le remake de Carrie au bal du diable, le jeune comédien devient de plus en plus populaire et gagne ainsi définitivement ses galons de valeur sûre du 7ème Art en participant activement à cet ambitieux essai cinématographique sur les relations hommes-femmes au temps du « tout connecté » et dont il paraît évident que personne ne peut rester insensible.
Détails
Distributeur : Paramount
Origine : USA
Date de sortie : 12 mai 2015
Réalisateur : Jason Reitman
Distribution : Ansel Elgort, Jennifer Garner, Adam Sandler, Timothée Chalamet, Olivia Crocicchia, Kaitlyn Dever, Rosemarie DeWitt, Judy Greer…
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1 heure 59 minutes
Les points forts du DVD : Pas de bonus.

Un an seulement après son désormais culte Dallas Buyers Club, le talentueux réalisateur canadien Jean-Marc Vallée sort une nouvelle fois des sentiers battus avec Wild, œuvre aussi atypique qu’empirique. Après plusieurs années d’errance, d’assuétude et d’échecs sentimentaux, Cheryl Strayed (Reese Witherspoon) décide de prendre le taureau par les cornes en optant une décision radicale : ne supportant plus son passé, elle lui tourne le dos et fonce tête baissée vers le futur. Pour ce faire, elle se lance le défi d’accomplir le Pacific Crest Trail, soit la randonnée réputée la plus longue (1700 km), la plus difficile et la plus sauvage d’Amérique, et ce, avec pour seule compagnie le souvenir de sa mère disparue. Confrontée à des conditions extrêmes, Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, repousser ses limites, côtoyer la folie et découvrir une force qu’elle ne soupçonnait même pas et enfouie au plus profond d’elle-même.
Nul doute que certains sortiront de la salle en s’exclamant : « C’est un Into the wild au féminin ! ». Certes, les similitudes sont flagrantes, mais force est de reconnaître que Reese Witherspoon n’a pas choisi la facilité en optant pour un personnage qui se confronte à son sombre passé pour mieux entrevoir les éclaircies de son présent et, à terme, celles de son futur. Comprenez par là qu’elle apparaît devant la caméra, comme le ferait un documentaire, en étant particulièrement attentive non seulement au monde qui l’entoure, mais aussi à son « moi intérieur ». Dans ce dessin, le réalisateur s’en tire à merveille grâce à une mise en scène discrète qui sert le propos de cette héroïne aspirant à maîtriser son destin. En outre, le ton introspectif de la narration se marie bien avec le décor grandiose et sauvage du Grand Ouest américain. Le réalisme des scènes et la trame visuelle originale permettent au spectateur de se glisser aisément dans la psychologie du personnage : des fantômes du passé aux rencontres fortuites du présent, rien ne lui sera épargné…
Même si ce road trip tiré d’un best-seller autobiographique aurait pu flirter avec une certaine banalité, on comprend rapidement que Jean-Marc Vallée nous invite à un voyage initiatique, celui d’une femme malmenée par la dure réalité de la vie, mais qui va face à Mère Nature trouver sa rédemption. Tout simplement bouleversant !
Détails
Distributeur : Fox
Origine : USA
Date de sortie : 20 mai 2015
Réalisateur : Jean-Marc Vallée
Distribution : Reese Witherspoon, Gaby Hoffmann, Laura Dern, Thomas Sadoski, Michiel Huisman, W. Earl Brown, Kevin Rankin, Brian Van Holt…
Genre : Biopic dramatique
Durée : 1 heure 56 minutes
Les points forts des DVD & Blu-ray : Le portrait de Cheryl Strayed, l’emplacement exact est le meilleur, combien pèse Monster ?, carte interactive de l’itinéraire du Pacific Crest, scènes coupées, 7 mini-modules, commentaires audio de Jean-Marc Vallée, Bruna Papandrea et David Greenbaum

Fidèle à sa réputation, Ridley Scott nous propose une vision personnelle de l’Histoire, où le destin d’un homme et le mythe s’entrelacent pour ne faire plus qu’un sur le grand écran. Exodus : Gods and kings ou l’histoire d’un homme insoumis qui osa jadis braver la puissance de l’empire égyptien, entraînant 600 000 esclaves dans un périple épique pour fuir l’Égypte et échapper au terrible cycle des dix plaies. 1300 av. J.-C., le peuple hébreu est réduit en esclavage depuis des siècles par les pharaons et souffre de conditions de vie misérables. Face à cette injustice qui n’a que trop duré, un homme sauvé des eaux, Moïse (Christian Bale), s’élève et fomente une rébellion au sein de son peuple originel. Mais pour ce faire, il va devoir défier son « frère d’adoption », le pharaon Ramsès II (Joel Edgerton), qui, lui, va devoir affronter une colère venue du ciel.
Entre fiction et réalité, Exodus : Gods and kings nous plonge au cœur même d’une fresque historique édifiante qui n’est pas sans nous rappeler l’inoubliable Gladiator qui fait encore référence en la matière ! En puisant librement son inspiration dans la Bible, Ridley Scott nous propose récit éternel qui trouve, ici, une nouvelle lecture fascinante. Une fresque cinématographique à la mesure des moyens engagés, menée avec la virtuosité d’un réalisateur au sommet de son art, des décors grandioses et des effets spéciaux à couper le souffle accompagnent un casting 5 étoiles qui saura indubitablement vous faire réfléchir sur l’impérialisme de certaines nations et sur le courage et l’abnégation des peuples opprimés.
Sur fond de légendes religieuses, Exodus : Gods and kings confère un nouveau sens à certaines valeurs morales jugées obsolètes par certains, mais qui auront vite fait de vous faire méditer, et ce, grâce à une suite de grands panoramiques lents qui renforcent l’aspect lyrique du long-métrage. Entre l’esquisse intimiste d’une amitié fraternelle devenue impossible, les batailles dantesques où tradition et modernité s’affrontent, Exodus : Gods and kings tire incontestablement son épingle du jeu sur l’échiquier cinématographique. Quand la légende (re) devient un mythe du 7ème art…
Détails
Distributeur : Fox
Origine : USA/Angleterre/Espagne
Date de sortie : 27 mai 2015
Réalisateur : Ridley Scott
Distribution : Christian Bale, Joel Edgerton, John Turturro, Aaron Paul, Ben Mendelsohn, Sigourney Weaver, Ben Kingsley, Maria Valverde…
Genre : Péplum
Durée : 2 heures 31 minutes
Les points forts du DVD et Blu-ray : Commentaires audio de Ridley Scott et Jeffrey Caine, le guide historique, scènes coupées et intégrales, commentaire de Ridley Scott et Jeffrey Caine, making-of, zones d’amélioration, Moïse à travers l’histoire et la documentation.

La Dame en noir, réalisé par James Watkins, a été le film d’horreur britannique le plus rentable de ces vingt dernières années avec plus de 130 millions de dollars de recettes à l’international. Il ne pouvait donc pas demeuré enfant unique, d’autant plus quant on sait combien les studios Hammer aiment développer au maximum l’univers de ses films ! La dame en noir 2 : l’ange de la mort se déroule quarante ans après les évènements survenus à Crythin Gifford dans le premier opus.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, huit écoliers accompagnés par la directrice de l’école et une jeune enseignante, quittent Londres pour se réfugier dans le petit village de Crythin Gifford. Ils posent ainsi leurs valises dans une vieille bâtisse nichée au cœur d’une petite île au large de la côte. Leur présence va bientôt réveiller une épouvantable force maléfique qui va obliger les nouveaux occupants à se confronter les uns aux autres. Qui en sortira indemne ?
À vous de le découvrir en vous procurant au plus vite la vidéo de La dame en noir 2 : l’ange de la mort ! Amateurs du genre, vous ne serez pas déçus ! Le tant attendu second épisode des adaptations cinématographiques des œuvres littéraires éponymes de Susan Hill est un véritable bijou d’épouvante qui balaie d’un coup de griffe tout ce à quoi nous nous attendions. Certes, le réalisateur James Watkins n’est plus aux commandes, mais force est de reconnaître que Tom Harper (III) reprend fièrement le flambeau tout en apportant sa patte. Mais rassurez-vous, on retrouve dans cette nouvelle mouture passionnante tous les ingrédients qui ont hypnotisé un nombre incalculable de cinéphiles à travers le monde.
Très épurée, quasi photographique par moment, l’horreur de La dame en noir 2 : l’ange de la mort est pourtant diablement efficace et obsédante. Narration rythmée, ambiance sombre, psychologie des personnages sondée, esthétique hyperréaliste et particulièrement glaciale sont autant d’ingrédients qui devraient combler les amateurs de sensations fortes. Ajoutez à cela une ambiance sonore oppressante, des apparitions furtives inquiétantes, des gros plans sur des visages horrifiés et vous aurez vite fait de vous recroqueviller au fond de votre fauteuil. Et même si l’hémoglobine est distillée à dose homéopathique, cette production horrifique est digne du premier opus considéré à juste titre comme un film culte.
Loin de ses films d’horreur habituels, La dame en noir 2 s’oriente vers d’autres rives que celles, un moment empruntées, pour mieux nous perdre dans les abîmes de L’ange de la mort. Attention, frissons garantis !
Détails
Distributeur : Metropolitan
Origine : Angleterre
Date de sortie : 15 mai 2015
Réalisateur : Tom Harper (III)
Distribution : Phoebe Fox, Jeremy Irvine, Helen McCrory, Adrian Rawlins, Leanne Best, Ned Dennehy, Oaklee Pendergast, Amelia Pidgeon…
Genre : Thriller d’épouvante
Durée : 1 heure 39 minutes
Les points forts du DVD & Blu-ray : Derrière le voile : le making of, un monde de frissons : les scènes de tournage, scènes coupées et bandes-annonces.

Grand nombre est ceux qui sont à la recherche de l’incorrigible Charlie Mortdecai (Johnny Depp). En comptant les Russes fous de rage, les services secrets britanniques fermement déterminés à en découvre avec lui, un terroriste international infatigable ou encore sa sculpturale épouse, Mortdecai est traqué nuit et jour. Pour se tirer de situations inextricables, le dandy marchand d’art, le jour, et escroc notoire, la nuit, sait assurément jouer de son charme. Il va toutefois lui falloir doubler (voire tripler) les doses, s’il aspire à s’en sortir cette fois-ci ! Pour ce faire, il va devoir mettre la main sur un précieux tableau volé, celui qui conduit au trésor caché des nazis…
Adaptation cinématographique de la série littéraire éponyme inventée par Kyril Bonfigioli, le film de David Koepp est assurément à classer dans les comédies policières à l’anglaise. Vous vous régalerez sans nul doute en assistant, confortablement assis sur votre fauteuil, aux aventures burlesques de ce personnage haut en couleur. Quelque peu boudé par la critique et le public, Charlie Mortdecai étonne par son côté pétillant et ses répliques épicées. Dans une version assurément moderne, Johnny Depp joue à merveille le célèbre moustachu cabotin qui ne manque pas de volonté pour parvenir à ses fins. Avec fougue et fraicheur, il rend crédible Charlie Mortdecai, un personnage complètement stéréotypé qui parviendra à vous épater. Toutefois, ce n’est donc pas une succession de sketches comme on aurait pu le craindre et cette comédie édulcorée s’avère suffisamment riche pour tenir les spectateurs en haleine de bout en bout. Certes, certains diront que les gags et jeux de mots dont elle est truffée ne volent pas très haut, mais ne les écoutez pas, car Charlie Mortdecai vaut sans aucun doute son pesant d’humour british ! God save the Queen !
Détails
Distributeur : Metropolitan
Origine : USA
Date de sortie : 21 mai 2015
Réalisateur : David Koepp
Distribution : Johnny Depp, Gwyneth Paltrow, Paul Bettany, Ewan McGregor, Olivia Munn, Michael Culkin, Ulrich Thomsen, Jeff Goldblum…
Genre : Comédie policière
Durée : 1 heure 47 minutes
Les points forts des DVD & Blu-ray : Instants volés sur le tournage, l’art du bruit, la musique et bandes-annonces

Suite au succès inattendu du premier volet, Comment tuer son boss ? ne pouvait décemment pas rester fils unique ! Trois ans après le premier opus, ce second épisode a la lourde tâche de lui succéder dignement, tant artistiquement que commercialement. Et comme on ne change pas une recette qui gagne, le réalisateur Seth Gordon passe le relais Sean Anders qui en profite néanmoins pour nous resservir la même sauce, mais avec quelques condiments de son invention afin de pimenter le tout !
Alors qu’ils avaient prévu de tuer leurs patrons dans le précédent volet, Nick Hendricks (Jason Bateman), Dale Arbus (Charlie Day) et Jason Sudeikis (Kurt Buckman) ont opté, cette fois-ci, pour une méthode nettement moins expéditive : le kidnapping. Excédés de devoir se plier aux consignes de leurs supérieurs, nos trois comparses décident de se jeter à l’eau en montant leur entreprise. Mais contre toute attente, un investisseur quelque peu « vicelard » leur coupe l’herbe sous les pieds en les privant de leur financement. Dépités, sans ressources, ni recours juridiques, mais pas découragés pour autant, nos trois apprentis entrepreneurs échafaudent alors un plan des plus « foireux » : enlever le fils de leur investisseur et exiger une rançon.
Rien que la trame du film annonce la couleur : cette histoire d’un trio d’entrepreneurs prêt à tout pour parvenir à ses fins est à la fois suffisamment originale pour susciter le comique et assez réaliste pour ne pas sombrer dans la pâle copie d’autres longs-métrages du même acabit. Mais, à force de vouloir trop en faire, le réalisateur pèche par excès de bonnes intentions et finit par nous livrer un spectacle plutôt moyen. Quelques scènes sortent néanmoins du lot et certains moments, un peu trop rares à mon goût, ne sont pas sans nous rappeler que Sean Anders compte quelques succès cinématographiques à son actif.
Heureusement pour lui, l’interprétation des acteurs lui sauve la mise. Si Jennifer Aniston et Jamie Foxx confirment leur talent pour la comédie, Christoph Waltz et Chris Pine tirent allègrement leur épingle du jeu en campant de nouveaux adversaires que nos trois malheureux zigotos devront affronter s’ils veulent réaliser leurs rêves de réussite. Quant à Kevin Spacey, même si la comédie ne sied pas toujours à son allure pincée, son regard glaçant et ses mimiques espiègles, ses vannes cinglantes et une poignée de gags réussis suffiront à combler le spectateur.
Détails
Distributeur : Warner Bros
Origine : USA
Date de sortie : 06 mai 2015
Réalisateur : Sean Anders
Distribution : Jason Bateman, Charlie Day, Jason Sudeikis, Jennifer Aniston, Jamie Foxx, Chris Pine, Christoph Waltz, Kevin Spacey…
Genre : Comédie
Durée : 1 heure 48 minutes
Les points forts des DVD & Blu-ray : Pas de bonus

Au sein de la famille Bélier, tout le monde est sourd ou presque. En effet, Paula (Louane Emera) est une jeune adolescente de 16 ans qui est devenue, au fil des années, l’interprète de ses parents au quotidien, et notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Celle, que la vie a fait grandir bien trop vite, a soif de liberté et, comme toute bonne adolescente qui se respecte, elle caresse un jour l’espoir de quitter le cocon familial pour voler de ses propres ailes. Et le destin va se charger de lui donner un petit coup de pouce en la personne de Monsieur Thomasson (Eric Elmosnino), son professeur de musique qui lui découvre un talent inné pour le chant. Sous son aile, la jeune chanteuse en herbe décide de préparer le concours de Radio France, sans se douter que sa vie va alors prendre un tournant radical qui va non seulement l’éloigner de sa famille qu’elle chérit plus que tout, mais aussi la forcer à rentrer officiellement dans l’âge adulte.
Après Les infidèles, Pourquoi tu pleures ? ou encore Prête-moi ta main, Eric Lartigau persiste et signe une nouvelle comédie. Parce qu’il aime le chant autant que le cinéma, il a fait de sa Famille Bélier, une fable poétique cinématographique qui sied à ravir à Louane Emera. Autour d’une rencontre à priori totalement fortuite entre une graine de star et son professeur de chant avide de reconnaissance, le réalisateur parvient à mettre en lumière le sort réservé aux malentendants à notre époque, et ce, non sans nous décrocher quelques larmes au passage. Entre ces deux âmes blessées et tourmentées par les aléas de la vie qui vont finir par trouver un terrain d’entente pour mieux se serrer les coudes, les scénaristes prennent un malin plaisir à nous balader entre les sentiments qui poussent Paula à quitter l’adolescence et ceux qui la contraignent à s’y raccrocher. Que dire de plus sur cette œuvre particulièrement fraîche, si ce n’est que la pétillante Louane Emera, révélée au grand public en 2013 par l’émission The Voice, crève l’écran face au couple Karin Viard et François Damiens toujours aussi talentueux et émouvant. Entre l’hypersensibilité de l’un et la fragilité de l’autre, votre cœur vacillera, tant et si bien que vous finirez par vous demander qui pourra bien l’emporter : la passion ou la raison ?
Détails
Distributeur : France Télévision Distribution
Origine : France & Belgique
Date de sortie : 29 avril 2015
Réalisateur : Eric Lartigau
Distribution : Louane Emera, Karin Viard, François Damiens, Eric Elmosnino, Roxane Duran, Luca Gelberg, Ilian Bergala, Stephan Wojtowicz…
Genre : Comédie
Durée : 1 heure 46 minutes
Les points forts des Blu-ray et DVD : À la découverte des Bélier : making of avec sous-titres pour sourds et malentendants, bande-annonce et karaoké : Je vole et En chantant.

À la mort soudaine du père, quatre enfants, blessés et malmenés par la vie, décident de faire un pèlerinage d’une semaine dans la maison de leur enfance, et ce, pour mieux renouer avec cette famille qu’ils avouent volontiers avoir quelque peu délaissée ces dernières années. Mais, il n’est pas chose aisée de revenir sur certains embarras que l’on croyait appartenir au passé et nos héros vont en faire la douloureuse expérience en compagnie de leur mère indiscrète, de leurs conjoints hésitants, ex-compagnons envahissants et autres amoureux transis.
À partir d’un évènement crucial, This is where I leave you peut se vanter d’avoir cette intelligence de nous narrer, par tranches de vie et sans effusion de sentimentalisme, la transformation de cette famille désormais privée de leur patriarche. Refusant de se plier aux codes habituellement associés à ce genre maintes fois abordé sur grand écran, cette comédie dramatique, adaptée d’un roman de Jonathan Tropper intitulé C’est ici que l’on se quitte dans sa version française et paru dans les librairies en 2009, préfère les délaisser pour mieux nous plonger dans les retrouvailles conflictuelles d’une mère meuve et de sa progéniture. Comme on aurait pu s’en douter à la simple lecture du titre, des affrontements, il y en a eu et il y en aura toujours, car la famille Altman n’est pas une famille comme les autres ! Mais, le réalisateur Shawn Levy ne s’arrête pas là, il prend également soin de s’arrêter sur les tourments intérieurs et autres problèmes existentiels de chaque protagoniste pour mieux faciliter l’identification du public.
Au milieu des larmes, des rires partagés, des peines de cœur et autres deuxièmes chances, cette famille atypique vous embarquera dans un périple émotionnel mouvementé qui vous renverra au meilleur de vous-mêmes. Riches de personnages et de lignes narratives particulièrement bien ficelées, This is where I leave you ne promettait d’être sur le papier qu’une nouvelle saga familiale de plus à ajouter au 7ème Art. Or, ce dernier, couronné par la critique et les associations de spectateurs, tant pour les qualités narratives et les vives polémiques qu’elle soulève, peut s’enorgueillir d’être une chronique cinématographique réussie, celle d’une famille hors-norme et vivant dans une société américaine de plus en plus en proie aux doutes…
Détails
Distributeur : Warner Bros
Origine : USA
Date de sortie : 27 mai 2015
Réalisateur : Shawn Leny
Distribution : Jason Bateman, Tina Fey, Jane Fonda, Adam Driver, Rose Byrne, Corey Stoll, Kathryn Hahn, Dax Shepard…
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1 heure 43 minutes
Les points forts du DVD : Pas de bonus.

Dans la famille Reynolds, je demande la mère Lauren (Drew Barrymore) et dans la famille Friedman, voici le père Jim (Adam Sandler). Après un premier rendez-vous ô combien calamiteux, les deux parents divorcés et célibataires en sont arrivés à la même conclusion : mieux vaut éviter la casse tout de suite et plus jamais se revoir. Mais c’était sans compter sur le destin qui est parfois taquin et qui va les réunir de façon plutôt fortuite ! En effet, ils se retrouvent en famille avec leurs enfants respectifs pour un safari en Afrique durant toute une semaine. Tous coincés et obligés de partager une suite dans un hôtel de luxe, parviendront-ils à s’entendre ou en arriveront-ils encore à la même alternative, une fois qu’ils auront partagé cette promiscuité inattendue ?
Comme vous pouvez vous en douter, leur séjour ne va pas être routinier, loin s’en faut ! Alors que Lauren et Jim tenteront tant bien que mal de mener leur marmaille à la baguette (tout en essayant de ne pas perdre la face), et ce malgré quelques bévues et autres bisbrouilles qui vont rythmer leurs échanges, une certaine complicité inespérée va naître entre eux. Pire encore, ils vont devoir se faire une raison et revoir l’avis que chacun s’est forgé sur l’autre.
En dépit de quelques moments que certains jugeront graveleux (un passage obligé pour ce genre cinématographique et surtout lorsqu’Adam Sandler est au générique), Famille recomposée demeure une bonne comédie romantique qui se laisse gentiment regarder. Si le long-métrage n’échappe pas aux écueils du genre, il marque la troisième collaboration entre Drew Barrymore et Adam Sandler. Ce duo de choc et de charme s’est déjà formé sur grand écran dans les comédies romantiques Demain on se marie et Amour et amnésie. Et, à en croire l’alchimie qui opère entre les deux acteurs chevronnés, ces deux-là se connaissent assurément très bien, ce qui participe grandement à la réussite du film. À noter également la participation de Joel McHale, Kevin Nealon, Jessica Lowe, Terry Crews ou encore Dan Parick qui complètent à merveille ce joli portrait de famille recomposée.
Détails
Distributeur : Warner Bros
Origine : USA
Date de sortie : 27 mai 2015
Réalisateur : Frank Coraci
Distribution : Adam Sandler, Drew Barrymore, Bella Thorne, Terry Crews, Wendi McLendon-Covey, Joel McHale, Lauren Lapkus, Kevin Nealon…
Genre : Comédie
Durée : 1 heure 57 minutes
Les points forts du DVD : Pas de bonus.

Hélène Birk (Marina Hands) règne telle une main de fer dans un gant de velours sur une prestigieuse maison de haute couture dont Alicia Ricosi (Fanny Ardant) est la créatrice reconnue et redoutée dans le monde entier. Prise au piège dans l’univers implacable de la mode où chacun est prêt à marcher sur l’autre pour arriver à ses fins, l’arrogante directrice se laisse peu à peu dépasser par son stress, tant et si bien qu’elle finit par licencier sans ménagement Julien Lefort (Eric Elmosnino), son jardinier paysagiste. Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais vraiment seule, elle doit faire face à un autre problème de taille : la diva vient de se faire plaquer par son boy-friend, provoquant presque aussi sec sa panne d’inspiration à trois semaines des nouvelles collections. Et hasard de la vie, Hélène découvre que Julien pourrait bien être le seul capable de raviver la flamme de sa créatrice de mode ! Mais entre ces deux mondes que tout oppose, l’étincelle de l’amour peut-elle vraiment prendre ou la magie des débuts va-t-elle virer au cauchemar ?
Ravivant la polémique sur les opposés s’attirent, sujet intemporel par excellence, Chic ! peut se targuer d’être une comédie romantique corrosive, particulièrement jubilatoire et ayant pour toile de fond le monde impitoyable de la haute couture. Cette dernière, qui pourrait s’apparenter à la fable Le rat de ville et le rat des champs du célèbre écrivain Jean de La Fontaine, bénéfice d’un casting cinq étoiles évoluant dans des décors très graphiques. Parfois, le 7ème Art engendre des couples de légende, et à d’autres moments, il nous invite à assister à des joutes oratoires jouissives entre des membres du sexe opposé. Et une fois n’est pas coutume, Jérôme Cornuau opte pour les deux et taille un costard au monde hystéro de la mode. Mariant irrévérence et impertinence, il bouleverse la grande tradition des comédies romantiques classiques et adopte une approche assurément plus déjantée. Entre un homme aveuglé par sa naïveté et une femme dont le charme agit sur la gent masculine comme le doux sifflement d’un serpent à sonnette, Chic ! nous prouvent assurément que l’argent ne fait pas le bonheur, contrairement à l’amour, si tant est que ce soit le vrai... vous savez celui qui s’écrit avec un grand « A » !
Détails
Distributeur : Studio Canal
Origine : France
Date de sortie : 12 mai 2015
Réalisateur : Jérôme Cornuau
Distribution : Fanny Ardant, Marina Hands, Eric Elmosnino, Laurent Stocker, Catherine Hosmalin, Philippe Duquesne, India Hair, Emmanuel Noblet…
Genre : Comédie
Durée : 1 heure 43 minutes
Les points forts du DVD : Making of.
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