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    Critique du film : New York Melody

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Comme dans Once, précédemment réalisé par John Carney, il est ici question de la rencontre entre deux âmes esseulées qui vont communier autour de leur passion pour la musique afin de sortir de leur désarroi. Gretta (Keira Knightley) est auteur-compositeur. Elle vient de se faire larguer par son petit ami, star montante de la folk/pop (Adam Levin, ancien Maroon 5 et jury de The Voice). Dan (Mark Ruffalo) est un producteur de musique rendu alcoolique et dépressif par ses échecs professionnels et familiaux. Il va flasher sur la voix de Gretta alors qu’elle chante par hasard dans un pub et voir en elle les clés de sa rédemption.

Si le matériau de base paraît clairement bateau, Carney parvient à s’en extirper par le biais de personnages attachants, tant par leur parcours que leurs attitudes. Les situations d’apparence convenues prennent souvent un tournant inattendu et sont meublées de dialogues savoureux. Ici et là, quelques scènes franchement poétiques et touchantes émergent.

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La musique, ainsi que l’industrie musicale, est présente en filigrane tout le long de l’histoire. Il en ressort une légère critique sur l’influence de certains producteurs sur leurs artistes mais ça ne va pas beaucoup plus loin, car le propos de John Carney n’est pas tant de critiquer l’industrie que de témoigner l’amour qu’il a pour la musique. Comme le dit si justement  Dan (grosso modo) “la musique a ce pouvoir de rendre exceptionnel ce qui semble sans intérêt à première vue”. Ainsi, elle devient dans le deuxième acte un personnage à part entière,  sans néanmoins transformer le film en comédie musicale à proprement parler. En dire plus serait gâcher le plaisir mais, pour faire court, le tout s’articule sous la forme d’une grande promenade ludique qui parlera à chacun selon sa manière d’écouter ou apprécier la musique. Si les chansons originales sont à majorité folk ou pop, certains classiques du rock, du blues ou du jazz permettent de satisfaire une plus grande variété de goûts.

Note finale > 16/20 : En plus des scènes musicales et d’un humour léger bien senti, la structure narrative insuffle du rythme au film via un montage alterné entre présent et flashbacks. Sans complètement s’affranchir de certains clichés du genre,  le jeu des acteurs fait mouche et la fin achève de confirmer la volonté de l’auteur d’offrir une œuvre singulière et généreuse.

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