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    Critique du film : Transformers l'Age de l'Extinction

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Tout commence par une superbe scène apocalyptique dans laquelle on comprend que l’extinction des dinosaures, en images de synthèse douteuses, serait non pas l’oeuvre d’une météorite mais bien celle de méchants Transformers venus d’un autre monde.

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Passée l’agréable surprise de cette introduction, on découvre nos personnages : Mark Wahlberg, inventeur raté en banqueroute qui “un jour inventera l’invention qui révolutionnera le monde” (manière de faire du gringue aux fans de Gremlins ou Retour vers le futur), bodybuildé car ancien champion de football universitaire. Sa blondasse de fille qui porte le short ras la salle de jeu, à qui il tarde d’aller à Cancún  mais qui sait aussi assumer les responsabilités du quotidien à la place de son papa poule. L’associé de papa, surfeur peroxydé qui ballade sa planche sur son Austin Mini partout où il va. Tout ça sent bon la Californie… Sauf qu’on est dans le Texas profond, chez les rednecks et que ça tient pas la route une seconde. Ha si… Le petit copain de “minishort”, lui, tient bien la route... Mais c’est parce qu’il est pilote de rallye. Du coup il est trop fort en courses-poursuites. Z’avez vu comme Michael, lui, est trop fort pour contrebalancer une giga incohérence avec une presque bonne idée ? Non ? Ha bon...

Bref, le papa il trouve un vieux camion dans un cinéma en ruine, décide de le retaper et se rend compte qu’en fait c’est Optimus Prime à la casse. Problème : les aliens convertibles sont plus en odeur de sainteté depuis l’attaque de Chicago lors du dernier opus. Du coup, le “gouvernement” envoie son unité Black Ops, (cette fois-ci, Bay caresse dans le sens du poil tous les fans de Call Of Duty) faire le ménage chez l’inventeur.

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Mais Marky Mark se laisse pas faire et décide de protéger son camion . Voilà pour la première heure. Pour ce qui est de la suite ce sont : les mêmes explosions, les mêmes robots qui font les mêmes cascades avec des effets visuels qui ont définitivement perdu de leur charme si tant est qu’ils en aient jamais eu (certains paraissent même datés !), une intrigue sur d’éventuels “créateurs de l’univers et de tout ce qui est” inexploitée, les mêmes musiques RnB d’ascenseur sur les mêmes couchers de soleil ringards, les mêmes gags poussifs, placements produits grossiers etc etc... bim bam boum, ça dure une plombe (2h45) et on s’emmerde ferme. Serais-je devenu blasé par le divertissement de masse ? Possible mais non...

Moi qui pensais qu’après le gargantuesque Pacific Rim, blessé dans son orgueil pyrotechnique, Michael Bay se lancerait dans un concours de bite avec Guillermo Del Toro pour savoir qui a la plus grosse… Force est de constater qu’il n’y a même pas matière à combattre tant l’un joue dans la catégorie des fanboys authentiques et l’autre des beaufs experts en lobotomie. Ou alors, et c’est possible, il s’en bat juste royalement les rouleaux ce qui fait de lui le roi des trolls (cf la présentation des “personnages californiens” en début d’article).

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Au-delà de ça, une partie du film se déroulant en Chine dépayse un peu. Visuellement Il faut reconnaître que la photo est vraiment bluffante par endroits malgré la mise en scène "clipesque" de Michael. Le sound design, quant à lui, est encore une fois ahurissant.

Note finale > 8/20 : Michael Bay recycle et racole à tout va sans la moindre subtilité, se pensant sans doute fin et maître de l’autodérision en faisant dire à un de ces personnages en début de film “aujourd’hui il n'y a plus que des remakes et des suites de merde au cinéma”.... Mais ça ne désamorcera pas ce qui va suivre : la saga Transformers n’est pas en voie d’extinction, elle s’est éteinte il y a belle lurette et il est grand temps de passer à autre chose.

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