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    Critique du film : Pacific Rim

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L’objectif (et le scénario) de Pacific Rim est des plus simple. Faire combattre de gros robots contre de gros monstres. Le réalisateur mexicain n’a jamais perdu son âme d’enfant et de geek. Avec près de 200 millions de dollars, il réalise le rêve de beaucoup : adapter le fruit de son imagination d’enfant dans un film des plus spectaculaire. Car qu’on se le dise maintenant, Pacific Rim nous assène l’uns des plus gros coups de poing de ces dernières années.

Commençons d’abord par étouffer dans l’œuf l’unes des plus mauvaises croyances du grand public à l’égard du film. En effet, beaucoup, en voyant l’affiche ou une bande annonce, osent comparer ce film à Transformers. D’abord, c’est grandement manquer d’estime envers Del Toro. De plus, quand Transformers est une bouse aux effets spéciaux gerbants, à la mise en scène confuse et foireuse, au scénario inutile, prenant le spectateur pour un idiot, aux dialogues d’un ennui mortel, un objet purement commercial, il s’agit de tout le contraire pour Pacific Rim.

Tout d’abord, non, il ne s’agit pas de robots qui se transforment dans Pacific Rim, mais bien de Méchas. Et là ça fait la différence. Pacific Rim pêche son inspiration davantage dans la culture japonaise. Les références tout au long du film seront légions. A diverses reprises on pensera à Evangelion, Gundam, Goldorak, Godzilla, Patlabor ou même Shingeki no kyojin.

Le film se déroule en effet dans un futur dans lequel une brèche au beau milieu du pacifique permet la connexion entre deux dimensions et l’invasion de la Terre par d’énormes monstres. Pour lutter, l’humanité n’a eu d’autres choix que de construire d’énormes méchas afin de défendre l’humanité. Longtemps, cela a suffit. Jusqu’au jour où des monstres plus forts sont apparus, plus adaptés aux technologies humaines, et ont ainsi pratiquement balayés l’ensemble de notre armée de Méchas. C’est dans ce contexte que ce déroule le film, une sorte de « lutte de la dernière chance ». Oui, je vous entends déjà dire que l’on a vu cela dans du Armageddon ou Independance Day. Et vous aurez raison.

En plus des références japonaises, on ressent aussi dans ce film une multitude de fortes inspirations. J’ai cité Armageddon et Independance Day, mais vous verrez que le film pêche aussi tout autant du côté de Top Gun dans sa construction. Mais jamais ce n’est un mal, car ce melting pot conçu par la pâte d’un maestro tel que Del Toro nous offre finalement un blockbuster spectaculaire.

 

Il n’y a rien de plus réducteur que des combats entre gros robots et gros monstres. Nous sommes là à la base de la violence de notre imagination. Tout le long du film, on nous offre un pur délire bad ass, la mise en abîme de nos plus grands rêves d’enfants. D’abord, grâce à des effets spéciaux fabuleux. Oui, fabuleux. On est loin des effets spéciaux dégoulinants et vieillissants de Transformers. Ici, à chaque instant nous sommes subjugués par une qualité graphique inattendue. Tout est pensé par Del Toro et son équipe. De l’eau de pluie qui ruisselle sur les méchas, aux effets de lumières dues aux néons de Hong Kong, mais surtout les effets de grandeurs parfaits, donnant constamment une sensation étouffante de vertige. Del Toro s’amuse souvent à faire avancer ses robots à côtés de voitures ou humaines pour mettre en avant le gigantisme de ses productions. Tout simplement impressionnant. A aucun moment on ressent une gêne envers les effets spéciaux, l’immersion est totale. De plus, en termes de design, là encore c’est inouïe. Les méchas (fin Jaeggers, autant les appeler tel que Del Toro le souhaite) ou les monstres (soit les Kaijus) ont tous un design particulier et convaincant. Tout est classe, tout a du style. Et que dire du Hong Kong futuriste ou de la base de la résistance ! A plusieurs reprises je me serais crus devant un film de science fiction des années 80 et cette vision du futur un peu sombre comme dans un Blade Runner. Bluffant.

Un univers crédible

Les moyens techniques mis en œuvres sont donc ahurissants, mais sans le talent de Del Toro, cela aurait été tout autre. Et là, il prouve qu’il est taillé pour le blockbuster d’action plus que n’importe qui d’autre. Les combats entre Jaeggers et Kaijus sont juste ce qu’il se fait de mieux depuis un long moment. L’action est fluide, lisible, impressionnante. Le réalisateur alterne entre plans serrés pour que l’on soit immergé au plus prêt de l’action, à plan large où la sensation de vertige est saisissante.

On regrettera seulement que le combat finalement ne soit pas plus impressionnant, quand une demie auparavant, nous avons assistés à l’unes des plus grandes et epic scène d’action de cette décennie.

La bande-son est elle aussi vraiment convaincante. Non outrageuse comme le ferait Zimmer, elle se contente de renforcer l’aspect epic du film, avec qui plus est un thème qui reste en mémoire.

Tous ses aspects convergent donc vers le souhait de Del Toro de faire le blockbuster le plus bad ass possible. Et c’est réussi.

On pourra regretter l’absence de scénario, une fin téléphonée au possible ou des personnages manquant de profondeur. Mais tout cela était secondaire pour Del Toro et pour nous.

Cette scène ... Je me la repasserais en boucle sur mon lecteur blu ray !

Car Del Toro est un réalisateur honnête et aimant. Jamais, il n’a prit le spectateur pour ce qu’il n’est pas. Alors que le public s’attend de plus en plus à des blockbusters pseudos intelligents comme Dark Knight Rises, Man Of Steel ou Prometheus mais qui au final prennent le spectateur pour un demeuré, Del Toro n’a jamais oublié l’essence même du genre blockbuster : divertir.

J’apprécie ce genre de blockbuster, qui, comme Fast and Furious 6, se savent débiles, mais l’assument et se contente de divertir par des scènes d’actions magistrales.

Cela ne pète pas plus haut que son cul comme un Dark Knight Rises, et tant mieux.

A la sortie de la séance, on en ressort tout chamboulés, en sachant que l’on vient de voir un grand spectacle. On en redemande. Et quand on sait que Del Toro a déjà prévu la suite qui sera focalisée sur la Dérive (système permettant aux pilotes de méchas de lier leurs activités neuronales) le projet est fort alléchant !

Vite, la suite !

 

Note finale > 17/20 : Pacific Rim passe tout juste à côté de statut de blockbuster ultime. La faute à des défauts d’écritures, mais qui auront tout le loisir d’être corrigés par la suite.

Pour le reste, Pacific Rim est une magistrale preuve d’amour à tout un pan de la culture geek, et demeure une véritable démonstration de force. Le spectateur ne peut qu’être ébahi, bouche grande ouverte, durant 2h10 de grand et pur spectacle. Pur oui, car finalement dans ce film, pas de placement de produit, rien de commercial. Juste l’adaptation des rêves d’enfants d’un magicien.

Pacific Rim s’impose sans grand mal comme le blockbuster de l’année et l’uns des plus grands divertissements de ces derniers temps.

Une expérience à voir au cinéma, d’abord parce que c’est un grand divertissement oui, mais surtout, il serait dommage que le film continue sur sa voie d’échec commercial. Ce n’est d’abord nullement mérité, et surtout, on la veut cette suite !

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