person_outline
search

    Critique de l'album : Now What ?!

  • Critiques
  • Mis en ligne le

La pochette sobre et simple de l'album résume à la fois la question et la réponse. Quand on voit sortir un album de Deep Purple après des décennies de carrière et huit ans de silence studio, l'interrogation est inévitable. Aussi, A simple song se charge d'annoncer la couleur, et cette couleur, c'est plus que jamais le violet profond. On oublie ses soucis, on ne s'occupe que d'apprécier, et seule une simple chanson, comme nous le chante Ian Gillan, nous permet de le faire.  Et en écoutant cet album, vous n'aurez pas fini de voyager et d'oubler vos malheurs !

Tout l'album  est fait pour faire s'évader, tantôt vers des lieux sensuels (Bodyline, Blood from a Stone, Après vous), tantôt vers des endroits à l'ambiance inquiétante (Out of Hand), voire carrément vers la révolution culturelle (Weirdistan, Hell to Pray). On s'évade, certes, mais on n'est pas dépaysé pour autant : le style Deep Purple reste le même, pour le plus grand bonheur des fans de la première heure. Et ça, le groupe l'assume complêtement : Hell to Pray est un excellent exemple du style unique de nos chers papys. Les soli endiablés de Steve Morse et Don Airey, respectivement à la guitare et à l'orgue Hammond, n'ont rien à envier à leur prédécesseurs Richie Blackmore et le regretté Jon Lord (mort en juillet 2012 et à qui le groupe rend un chaleureux hommage dans la chanson Above and Beyond).

"Un style qui reste le même, donc un vieux groupe désuet et has-been ?", me direz-vous. Non, la musique est là, mais le son a changé ! A l'instar d'un autre dinosaure du hard-rock qu'est Scorpions, le son et le mixage s'est modernisé, malheureusement peut-être, selon quelques vieux fans, mais les néophytes se plairont à apprécier un groupe gravé dans la roche depuis le début des années 70. On retrouve même des riffs funky et endiablés à la Rage Against The Machine, voire Red Hot Chili Pepper (notamment dans Bodyline) pour les amateurs du genre, et pour ceux qui ne sont pas habitués à la puissance, All the Time in the World leur conviendront bien assez par son ambiance posée et calme, idéale pour une escapade nocturne en voiture sur l'autoroute, histoire d'oublier de s'inquiéter.

Ian Gillan annonce même dans cette chanson "I may be slow but I never quit" (Je suis peut-être lent mais je ne renonce jamais). Voilà ce que montre Deep Purple avec force et conviction : ils sont vieux, ils sont has-been, bons à mettre en cercueil (Vincent Price nous met même dans l'ambiance macabre des vampires immortels et toujours aussi assoiffés de sang qu'est le groupe britannique), mais ils l'assument complêtement, jusqu'à même le revendiquer, et nous servent toujours cette bonne vieille pitance musicale qui, c'est vrai, manque un peu de nos jours.

Ajouter votre commentaire

Écrire un commentaire en tant qu'invité

0 / 250 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir entre 5 et 250 caractères
  • Aucun commentaire sur cet article.