person_outline
search

    Star Citizen : Un développement compliqué révélé

  • Actus jeux vidéo
  • Mis en ligne le

Nouveau studio dans l’œil du cyclone des développements compliqué et des managements douteux. Après Bioware ou Overkill Studios, 2019 continue ses révélations avec Cloud Imperium, studio derrière Star Citizen et dirigé par le charismatique et médiatique Chris Roberts. C'est le très sérieux magazine Forbes qui réalise cette enquête (à retrouver en Anglais en cliquant sur ce lien), qui s'attarde surtout sur l'aspect financier de l'affaire. Malgré tout, on récupère  pas mal d'informations sur le développement, des détails sur lesquels nous allons nous arrêter ici.

Tout d'abord, on nous rappel que le développement a été annoncé en 2012, après 12 mois de productions nous indique-t-on à l'époque, pour une sortie espérée pour 2014. Dès le début, Chris Roberts fait appel aux dons des joueurs pour financer son projet titanesque, et cela fonctionne. En 2019, Star Citizen a déjà récupéré 288 millions de dollars, soit par don direct, soit par achat de vaisseaux spatiaux pour le jeu à venir (certains sont déjà jouable dans la version alpha actuelle mais pas tous), pour des montants de plusieurs milliers de dollars parfois. Sauf que cette immense somme ne sera pas suffisante pour finir le développement. On nous indique que les comptes n'affichaient que 14 millions de dollars fin 2017, alors que les 560 employés coûtent 30 millions de dollars par an. On comprend donc assez bien que le projet est sur la corde raide.

Si on sort du volet financier, on nous explique que le mauvais management de Chris Roberts, bien connu dans le métier dès le début des années 2000, est responsable du très lourd retard et mènera certainement à la perte du projet. Des développeurs explique le micro-management permanent et le manque de vision d'ensemble. Parmi les exemples, on nous cite un travail pendant des mois sur l'aspect graphique des boucliers de vaisseaux, un travail colossal pour satisfaire monsieur Roberts alors que le reste du jeu n'avance pas. Dans le même genre, un développeur a quitté son poste après 17 mois de travail sur le design de seulement 5 personnages parce que le patron revenait en permanence sur les designs pré-établis. Avec ces histoires, qui ne sont pas que deux cas isolés, on comprend que le jeu n'en soit qu'à 2 planètes, quelques satellites naturels et un astéroïde, bien loin des 100 systèmes solaires attendus à la sortie.

Sur cette question de la date de sortie, l'article de Forbes nous rappel les nombreuses reculades successives, avec un mode solo Squadron 42 annoncé pour une sortie en 2015 et qui n'a toujours pas vu le bout de son nez. Monsieur Roberts indique qu'il a en tête la date de fin du projet, mais qu'il refuse de la communiquer. Les développeurs en bas de la chaine semblent même plutôt ne pas croire en cette fin un jour, puisqu'ils passent beaucoup de temps aujourd'hui à développer des vaisseaux à vendre à la communauté, mettant de coté sur ordre du développement plus profond. Cette question de la vente de vaisseaux est un point sensible car il permet de tenir le studio à flot mais que plusieurs fans ont commencé à demander des rétributions pour leurs investissements importants, parfois l'équivalent d'une belle voiture neuve.

Enfin, une part non négligeable de l'article revient sur la biographie du créateur, et notamment des zones d'ombres de cette biographie. Sans entrer dans les détails, on ne sait pas combien d'argent monsieur Roberts a personnellement récupéré des dons des joueurs, sachant qu'il embauche une partie de sa famille et qu'il est devenu propriétaire d'une villa de plusieurs millions de dollars ces dernières années. Tout cela ajoute à une histoire qui prend une sale tournure, et dont le mode solo Squadron 42 devrait sortir début 2020, jusqu'au prochain report.

Ajouter votre commentaire

Écrire un commentaire en tant qu'invité

0 / 250 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir entre 5 et 250 caractères
  • Aucun commentaire sur cet article.