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    Rachat d'Activision-Blizzard : Les argumentaires de Sony et Microsoft publiés

  • Actus jeux vidéo
  • Mis en ligne le

La saga du rachat de l'éditeur Activision-Blizzard par Microsoft, qui se fera autour de 70 milliards de dollars, continue son chemin et, pour une fois, nous avons accès aux documents officiels donnés par Sony et Microsoft à la commission britannique qui juge de la légalité du rachat vis à vis du droit à la compétition, et plus uniquement des bruits de couloir. Ces documents sont accessibles gratuitement sur le site gouvernemental, sachez quand même que l'argumentaire de Sony fait 22 pages et la réponse de Microsoft en fait 111, avec dans les deux cas les données sensibles retirées.

La réponse de Microsoft étant a plus longue, c'est celle qui donne le plus d'éclairage nouveau. L'entreprise américaine explique notamment, chiffres à l'appui, que la licence Call of Duty n'est pas à part dans le milieu des licences très populaires, sa récupération par Microsoft et sa supposée exclusivité à l'écosystème Xbox n'auraient donc pas un gros impact sur Sony, ni même sur les ventes de console. Toujours concernant les jeux, Microsoft parle un instant de The Elder Scrolls 6 comme d'un jeu de "taille moyenne", un terme qu'il faut interpréter par les ventes et les joueurs touchés face à un Call of Duty qui attire beaucoup plus largement. Enfin, Microsoft explique très longuement que c'est Sony qui est dans la position du dominant aujourd'hui, y compris dans la création avec des jeux perçus comme "iconiques" tels que God of War ou The Last of Us, ce que ne produit pas encore Microsoft.

Dans la déclaration de Sony, où l'entreprise se place en victime ce dont on avait déjà entendu parler, nous apprenons surtout des choses pour le futur et notamment pour la PS6. Une date de sortie et évoquée mais est retirée du document pour des raisons légales, la même situation se pose d'ailleurs pour The Elder Scrolls 6. Malgré tout, Sony parle de sa peur de perdre l'accès à Call of Duty d'ici 2027, ce qui pourrait correspondre à la date minimale de lancement d'une future console. Cela ferait 7 ans de vie pour la PS5, ce qui correspond au cycle de vie habituel des consoles.

Pour rappel, ces différents éléments ont conduit l'autorité anglaise à prolonger son enquête, alors que l'Union Européenne vient de démarrer ses auditions.

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