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    The Sinking City : Frogwares attaques avec des preuves

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L'année passée nous vous rapportions un cas de bataille juridique entre le développeur ukrainien Frogwares et l'éditeur français Nacon, anciennement BigBen Interactive, autour du jeu The Sinking City. Le résultat avait été la fin de la vente du jeu sur Steam puis une condamnation pour Nacon devant la justice française pour non respect de contrat, condamnation validée en appel en Octobre 2020. En parallèle, Frogwares commercialisait son jeu sur la plateforme GamesPlanet de façon indépendante, proposant même quelques mises à jour de contenu.

De façon très étonnante, le jeu était revenu sur Steam le 26 Février 2021, avec Nacon comme éditeur mentionné et quelques changements par rapport à la version disponible sur GamesPlanet. Le développeur Frogwares avait appelé le public à ne pas acheter le jeu car celui-ci ne représentait pas le travail du studio, et ne lui apporterait pas d'argent puisque Nacon retient tous les gains. L'entreprise ukrainienne a été plus loin cette semaine en publiant une longue enquête documentée résumée en vidéo accusant Nacon et son patron Alain Falc de piratage, de vol et de contrefaçon.

Pour résumer l'enquête, Frogwares indique avoir des preuves (et les montre) du fait que Nacon a acheté le jeu sur GamesPlanet puis l'a piraté pour modifier certains fichiers internes afin de rajouter son nom et de changer quelques références, notamment aux autres jeux du développeur avec qui les ponts, et les contrats, sont coupés. Cette version pirate du jeu aurait été réalisée par le studio belge Neopica, nouvellement acquis par Nacon, avant d'être remise à la vente sur Steam puis sur toutes les plateformes PC possibles, sans l'accord du studio de développement original.

La suite de cette histoire se poursuivra devant les tribunaux français ou la première affaire ira en cours de cassation pendant qu'une action va être lancée pour vol, piratage et contrefaçon, ce qui peut amener, en cas de condamnation, à une peine de 7 ans d’emprisonnement et 750 000 euros d'amendes, sans compter les dommages et intérêt. Pour le moment, Nacon n'a pas répondu officiellement à ces accusations.

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