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    Dying Light 2 : De gros problèmes de management

  • Actus jeux vidéo
  • Mis en ligne le

On attendait des nouvelles officielles de Dying Light 2 qui est très calme sur sa communication depuis de nombreux mois, après avoir commencé pied au plancher après l'E3 2018. Finalement, on a entendu parlé du jeu par le biais d'une grande enquête du média The Gamer (à retrouver en VO ici) qui met à jour un management problématique du studio qui est confirmé et défendu par Pawel Marchewka, patron du développeur Techland.

Avant toute chose, il n'est pas ici question de problématiques comportementales assimilables à du harcèlement, comme on a pu en entendre parler chez Ubisoft par exemple récemment. On est plus sur un cas "façon Bioware" ou "façon Naughty Dogs", c'est à dire de gros problèmes dans la gestion de projet ce qui amène une ambiance délétère chez les employés et un résultat compliqué.

Sur le fond du dossier, il s'agit donc d'un problème de gestion de projet et de savoir où est la place de chacun, avec un patron ayant la main sur tous les secteurs du jeu et prenant des décisions pas toujours faciles à suivre. Il est question d'un processus de production sans forme, quand la plupart des studios ont un rythme et un calendrier bien fixé à l'avance, permettant à chacun de savoir sa place dans l'ensemble du projet. Chez Techland, tout doit être développé de A à Z sur le moteur maison, le Chrome Engine 6, pas facile à manipuler par tous quand il serait plus facile de prototyper sous Unity ou l'Unreal Engine et ce uniquement sur décision du patron.

Cette main mise et ce contrôle d'une seule personne s'effectue sur tous les secteur du jeu, du scénario aux designs de gameplay en passant par les intelligences artificielles ou le rendu graphique. Les développeurs indiquent que chaque proposition doit être validée tout en haut, ou par un ensemble de producteurs en grands nombres n'ayant bien souvent pas de connaissances techniques, un processus long et qui se solde souvent par des retours très désagréables. Il est notamment expliqué que Techland est sur une idée de simplement refaire les recettes qui fonctionnent ailleurs, avec des développeurs obligé de justifier leurs idées en les comparants à la concurrence. Et si vous tenez un peu trop à vous idées novatrices, vous êtes remerciés.

C'est l'autre information de cette enquête : il existe un turnover très important des employés ces derniers temps, un signe pas très encourageant dans une fin de développement. Pour être précis, 5% des 400 employés a été renouvelé sur les derniers mois, quand le pourcentage explose sur la dernière année. Les employés parlent d'une culture usante mentalement, dans laquelle on ne peut pas s'épanouir et où on se retrouve a tenter de recopier les jeux connus et appréciés du patron, sans que ces systèmes aient du sens dans le projet actuel.

L'article complet est rempli de témoignages et d'histoires en tout genre sur tous ces points, dont une partie existait déjà sur Dead Island en 2011 et étaient à l’œuvre sur le premier Dying Light. Pour Dying Light 2, le constat actuel est que personne ne sait quel est l'objectif final à atteindre, ni même la tête que doit avoir le jeu. Le projet est chapeauté par une armée de producteurs qui passent leur temps à changer des éléments centraux, tout en étant en partie développée par des consultants extérieurs qui sont mieux estimé que les employés internes par le patron.

Tout ces éléments sont discuté et défendus par Pawel Marchewka, qui ne voit bien souvent pas où sont les problèmes. Il indique avoir pris des mesures pour éviter les comportement de harcèlement et de discrimination il y a déjà plusieurs années, des faits acquiescé par les témoignages recueillis. Pour autant, sur le management du projet ou le turnover de ses équipes, il ne voit pas ce qui cloche, expliquant que tout ceci est normal quand on veut se battre avec les cadors de l'industrie. Surtout, on comprend dans ses réponses qu'il se compare beaucoup au studio CD Projekt RED, autre entreprise du secteur basée en Pologne, qu'il voit comme ses grand ennemis tout en copiant leurs méthodes et en reconnaissant leur succès. Une position discutable qui explique très certainement en partie la situation actuelle, et qui n'indique rien de bon pour l'avenir.

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