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    Beyond Good and Evil 2 : Des révélations déjà connues

  • Actus jeux vidéo
  • Mis en ligne le

Le journal Libération vient de publier une grande enquête sur le développement chaotique de Beyond Good and Evil 2 en s'appuyant sur le témoignage de 15 personnes travaillant à Ubisoft Montpellier et mettant au centre du problème le game designer Michel Ancel, qui vient tout juste d'annoncer sa retraite du milieu. Pour autant, la plupart de ces révélations étaient déjà connues des suiveurs de l'actualité gamer (en atteste notre Ranking des développements compliqués à voir ici) et sont un peu plus complexes que le portrait brossé par le quotidien français.

En reprenant les faits évoqués, le journal parle d'un développement de 7 ans miné par un Michel Ancel à moitié absent et complètement démiurge, qui ne saurait pas quelle direction prendre et qui demanderait à ses collaborateurs de changer constamment des éléments de base, empêchant le projet d'avancer. Dans les faits, le projet Beyond Good and Evil 2 a commencé il y a bien plus longtemps, aux alentours de 2007, pour être mis en suspens par son équipe pour manque de moyen de la part d'Ubisoft qui ne voulait pas se lancer dans un projet de cet ampleur avec aussi peu de sécurité économique.

Le projet est donc revenu en 2013, porté par son créateur Michel Ancel, soutenu par Ubisoft qui s'en est servi comme un bouclier aux critiques sur son manque de créateurs et de création. Sauf qu'il a quand même fallu changer le projet pour en faire un game as service (une position qu'on expliquait dans notre documentaire sur Rainbow Six Patriots ) et que l'équipe de direction, à commencer par Michel Ancel, n'était alors plus compétente. S'en est donc suivi les problèmes managériales décrits par Libération, des problèmes qui étaient visibles en suivant la communication du jeu ces dernières années. L'article de presse ajoute simplement les déclarations de burn-out et le malaise ambiant au studio, renforcé par un Michel Ancel réellement à mi-temps avec la bénédiction d'Ubisoft, lui qui voulait reprendre goût au développement en repartant dans une structure indépendante (ce qui n'aura pas marché).

L'article n'évoque pas la demande aux joueurs pour compléter l'univers du jeu (réalisée par Ubisoft et non par Michel Ancel et signe que le créateur n'avait plus la main sur le projet) ni même le fait qu'Ubisoft avait écarté le créateur ces dernières années, comme en atteste les déclarations lors de la retraite de ce dernier. Michel Ancel est d'ailleurs interviewé dans l'article et a donné son point de vue par la suite sur les réseaux sociaux. Si le créateur parait un peu déconnecté des réalités du projet et de l'industrie, il se défend d'avoir pris sa retraite suite à une enquête en interne lancée en Août dernier pour des motifs non révélés (très possiblement pour absences répétées).

En conclusion de l'article, il est indiqué que Beyond Good and Evil 2 serait finalement sur les bons rails, avec une version démonstration qui aurait été validée en interne (mais qui n'a pas été communiqué au public). Le jeu entrerait donc dans sa phase de production. Toutes ces informations seront prises avec beaucoup de pincettes par les joueurs aguerris par ce genre d'annonce, monnaie courante dans l'industrie autour de projet chaotique (une pensée pour Star Ctizen, Dead Island 2, Scalebound ou Fable Legends, entre autres).

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