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    Mois-Sonneur #67 : La Gamescom a changé ?

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Nouveau Mois-Sonneur mais on revient sur un sujet bien connu après le mois d'Août : la Gamescom. Le salon allemand a fait dans l'innovation et on en parle dans la vidéo, ainsi que dans le billet ci-dessous. Et sinon, dans le reste de la vidéo, le reste du mois, entre Cyberpunk 2077, Death Stranding et Call of Duty Modern Warfare. Et comme toujours, n'hésitez pas à commenter et à partager.

La Gamescom, c’était mieux avant ?

Tous les ans, au milieu d’un Été qui devient de plus en plus compliqué à supporter sous nos latitudes, on se rappelle à notre passion des salons de jeu vidéo grâce à la Gamescom. Le salon de Cologne se trouve au milieu de la période la plus calme de l’année, dans le monde du jeu vidéo, et garde pourtant une place à part pour les joueurs, les passionnés et les journalistes spécialisés. Comme un genre de petit frère de l’E3, une place que tente de lui contester le Paris Games Week, le Tokyo Game Show, les Video Game Awards ou encore la Game Developers Conference (plus connue sous l’acronyme GDC). Tous ces rassemblements sont placés à de meilleurs moments dans l’année, attirent chacun leurs grands noms que n’a pas la Gamescom et sont même parfois plus spectaculaire que le rendez-vous allemand. Mais rien n’y fait, la Gamescom tient bon.

Cette année, on pouvait s’attendre à quelques changements, pour se tenir au niveau de la concurrence. Le plus visible de ces changements, annoncé à l’avance en grandes pompes, à pris la forme d’une soirée d’ouverture, en trois temps. Le salon a d’abord organisé une cérémonie officielle, avec des images inédites, un présentateur sur scène au milieu du public et des créateurs invités à dire quelques mots. Un mélange entre les conférences de l’E3 et la soirée des Video Game Awards qui a souffert de quelques longueurs et qui n’était pas obligé d’offrir près de 45 minutes au seul Hideo Kojima, accueilli comme une rock star pour présenter Death Stranding.

Profitant de l’occasion, Microsoft a calé sa traditionnelle conférence de l’E3 en ouverture de cette cérémonie officielle. Comme depuis plusieurs année, la forme a encore changée,entre vidéo pré-enregistré et conférence en public. Pour le fond, l’entreprise américaine a mis tout son argent sur Gears 5, en particulier sur les fonctionnalités multijoueur, à commencer par le très célèbre mode horde.

Dans la même veine, Google s’est dit qu’il serait intéressant de se faire une conférence Stadia, pour occuper l’espace médiatique des gamers et rappeler que son système sera disponible prochainement. Le problème, c’est que le géant américain n’avait rien de nouveau à présenter et semble même avoir perdu une partie de sa passion concernant sa technologie, qui n’a pas l’air de faire peur aux constructeurs du milieu.

Sorti de cette soirée inaugurale, plus grand chose. De tradition, beaucoup d’éditeurs produisent des vidéos lancées au cours de la semaine allemande, dans le désordre mais en occupant l’ensemble des 5 jours de salon. Cette année, la première soirée a phagocyté la communication, et le reste de la semaine a été très calme, simplement animée par des lives d’éditeurs nous parlant de jeux déjà connus et donnant la parole à leurs développeurs. Le résultat, c’est tout simplement deux fois moins d’information que l’année passée.

Coté qualité, on pouvait nourrir beaucoup d’attentes, notamment après les défections de Sony, Electronic Arts et Activision de l’E3. Il n’en a rien été. On a en réalité retrouvé le casting habituel, ni plus ni moins. Microsoft a occupé l’espace des constructeurs, Nintendo est venu avec ses indépendants, les jeux de sports étaient tous présents et les éditeurs de seconde zone, Bandai Namco et THQ Nordic en tête, étaient en bonne place.

Sauf que ce qui nous a été montré a été plutôt décevant de façon général. On a certes vu The Cycle, le nouveau projet du studio Yager que l’on est bien content de voir vivant, mais c’est à peu près tout. Cyberpunk 2077 devait être la tête de proue, il est resté plus que discret pour les personnes non présentes à Cologne. En réalité, aucun gros jeux n’a fait les gros titres, et même THQ Nordic ou Focus Home Interactive ont gardé leurs meilleures munitions au chaud. On retiendra quand même une pléthore de petits projets bien sympa qui viendront remplir l’année entre les triples A que l’on attend tous plus ou moins, comme Boundary, Ghostrunner ou encore Mount and Blade 2.

Pour répondre à la question qui sert de titre à cet article, non, la Gamescom n’était pas mieux avant. Elle n’était pas pire non plus. Elle a toujours été à sa place, en s’adaptant à l’époque à chaque fois, sans jamais chercher à se travestir. La Gamescom était, est, et sera, un salon à échelle humaine,faisant la part belle à la seconde division des catalogues d’éditeurs, avec des projets qui nous marquent parfois plus que des jeux gonflés aux dollars.

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