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    Mois-Sonneur 53 : Que retenir de la première année de la Switch ?

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Voici le Mois-Sonneur numéro 53, revenant sur l'actualité du mois de Mai 2018. Au programme, les préparatifs de l'E3 mais aussi une grande question sur la Switch. La console de Nintendo a fêté ses 1 an en Mars dernier, on a donc eu le temps de se poser un peu et de faire le bilan. Ci-dessous, retrouvez le Mois-Sonneur, suivi d'un billet allant un peu plus loin sur cette première année de la dernière console en date de Nintendo. N'hésitez pas à commenter pour donner votre avis.

 

Nintendo Switch, année 1.

L’arrivée d’une nouvelle console sur le marché est toujours un évènement à part dans le monde du jeu vidéo. Et c’est peut-être encore plus vrai lorsque cette console est construite par Nintendo. L’entreprise japonaise a pris un malin plaisir à tordre les barrières, à aller où on ne l’attend pas, pour le meilleur comme pour le pire. Et ces dernières années, le géant nippon a même touché le meilleur puis le pire, avec la Wii puis la Wii U. Il fallait tout changer, repartir sur des bases solides et sûres. Et évidemment, ce n’est pas la voie choisie par Nintendo. La Switch s’est donc présentée début 2017, proposant de mélanger console de salon et console portable, avec des manettes à géométrie variable, avec un écran tactile, une connexion à internet, du motion gaming et encore l’impression que la console se lance dans un grand défi. Un an après, on est obligé de s’incliner devant cette prise de risque qui s’est avérée payante.

Tout d’abord, il faut rendre à César ce qui est à César. Ou, dans ce cas précis, rendre à Satoru Iwata la paternité de la Switch. Le regretté patron de Nintendo, décédé en poste en Juillet 2015, a préparé la transition dans l’ombre. La Wii U était un échec commercial et le développement de jeux devenait trop long, surtout en alternant avec la 3DS. Les équipes ont donc été recentrées pour être plus grandes. Plus de moyens ont été donnés avec en point de mire une console qui permettrait de garder le meilleur des deux mondes. Il n’aura pas vu la finalité de sa pensée, mais c’est bien lui qui a lancé le projet Switch, alors appelé Nintendo NX. Les équipes qui ont pris sa suite ont simplement continué d'appliquer le plan, c’est dire si le plan était bien pensé.

Pour qu’un lancement de console soit réussi, il n’y a pas 36 manières, il faut des jeux qui donnent envie d’acheter cette console. Et quel meilleur étendard que Zelda Breath of the Wild, qui deviendra quelques mois plus-tard l’unanime jeu de l’année 2017. Oui, le jeu est sorti sur Wii U. Mais peu importe, la communication a fait son travail, le jeu est fantastique et colle parfaitement à l’idée de liberté collée sur le front de la nouvelle console. Si bien que la Switch devient Zelda Breath of the Wild, et réciproquement. Le jeu est un raz-de-marée, la Switch en devient donc un aussi. Après quelques jours seulement, la Wii U est effacée des mémoires et Nintendo redevient ce constructeur atypique, le seul capable de secouer l’industrie à cette magnitude.

Sauf que Nintendo en veut plus, et on les comprend. La Switch n’est pas là comme un chant du cygne, une dernière représentation grandiose avant de quitter la scène pour de bon. La Switch est là pour rappeler à tout le monde qui est le constructeur qui a le plus d’expérience dans l’industrie, qui est l’entreprise qui est capable de rassembler tous les types de joueurs, de tous âges et de toutes origines. Pour cela, comme souvent, il fallait passer par le plombier le plus célèbre de l’industrie, et peut-être du monde. Un nouveau jeu Mario est annoncé, pour la fin d’année, et là encore, on fait valser les certitudes. Ce sera un monde ouvert, en trois dimensions, avec des passages dans le monde réel. C’est impensable. C’est Nintendo.

En attendant les nouvelles aventures de notre salopette rouge, le catalogue est comblé par des jeux à communauté en ligne, très à la mode à l’ère de l’internet partout. Un Mario Kart 8 à moindre frais et un Splatoon 2 qui ne coûte pas beaucoup plus cher et Nintendo montre que l’évolution est réelle. Surtout, ces jeux bénéficient grandement du coté portable du matériel, vous permettant de lancer une partie rapide, des quelques minutes, à tout instant et n’importe où. Ajoutez à cela des jeux équilibré, au gameplay éprouvé et vous obtenez deux nouveaux succès qui prolongent l’état de grâce de la console. Juste ce qu’il faut pour la deuxième claque de l’année.

Arrive donc ce fameux Super Mario Odyssey et, chose inimaginable, le jeu est une réussite incroyable sur tous les plans, et peut-être encore plus sur le gameplay. Vous pensiez le genre du jeu de plateforme mort et enterré ? Nintendo vous prouve que non, il suffit de bien le faire. Pour cela, il faut des contrôles précis, simple mais profond, un level-design de très haute volée. Et les projecteurs se braquent de nouveau sur la nouvelle console de l’année qui arrive à placer 2 de ses jeux de première année dans la course au jeu de l’année.

Si les jeux made in Nintendo ont clairement porté les ventes de cette première année, les amenant à 17 millions à l’heure de ses lignes contre 5 millions attendus au départ, l’autre bonne nouvelle réside dans l’amélioration des relations avec les éditeurs tiers. La Wii U avait été boudée, pas la Switch. Ou pas trop. On a donc vu Bethesda, Ubisoft ou encore Take Two tenter quelques portages de jeux existant histoire de tâter le marché à moindre frais. Le bon point, c’est que l’expérience a été concluante, ouvrant la voie à de vrais nouveaux jeux venus de toute part sur la console. À vérifier sur la deuxième année d’existence.

Toujours dans les bons points, Nintendo s’est franchement ouvert au marché du jeu indépendant, notamment via sa plateforme d’achat en dématérialisé. C’est encore minoritaire et loin d’être un réflexe pour les possesseurs de l’engin mais c’est déjà un premier pas, soutenu par des efforts de communication.

Finalement, on ne peut pas dire que cette année a été rêvée pour la Switch. Même dans ses nuits les plus folles, Nintendo n’aurait pas imaginé une première année aussi réussie. Personne en fait n’avait imaginé une année 1 avec ces résultats. On parle quand même d’une console qui, dans les chiffres, va chasser au milieu des PS4, PS2 ou même Wii. Les publics européen et japonais ont pris, mais aussi les Américains. Malgré tout, rien n’est joué et la seconde année sera presque tout aussi décisive. Il y aura notamment l’arrivée du jeu en ligne payant qui sera un nuage à bien gérer. Pour cela, il faudra encore des gros jeux maisons, mais aussi de vrais partenariats fort avec d’autres éditeurs. On pense notamment à Square Enix qui paraît intéressé, mais des jeux comme Call of Duty ou Fifa seraient aussi un énorme signe. Comme vous le voyez, on reste très confiant pour Nintendo, qui est revenu sur le devant de la scène de façon flamboyante.

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