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Critique du film : 127 heures

 
 

127_Hours_Movie

En 2003, un jeune Américain du nom d’Aron chute dans une faille de la Terre et reste le bras bloqué sous un rocher pendant 5 jours. Cette histoire est aussi incroyable que vraie et c’est elle qui sert de trame à 127 heures de Danny Boyle. Mais ce combat incroyable contre la douleur, la faim et la soif n’est-il pas un peu long pour être adapté au cinéma ?


 

 


 

Jeu d'acteur     

16/20                  

James Franco tient le rôle principal et finalement quasiment le seul rôle du film et il le fait plutôt bien. Son personnage oscille entre douleur, folie et dépression et on le comprend très bien en le regardant. On en a même mal pour lui. Et tenir le film presque tout seul, c’est une grande prouesse, car on est en permanence à moins d’un mètre de lui lorsqu’il est au fond du canyon, la moindre erreur de sa part serait donc extrêmement préjudiciable. Mais là, rien, chapeau. Par contre, on ne peut pas en dire autant des autres acteurs que l’on voit certes très peu, mais notamment sur la fin, on peut dire que ça laisse à désirer, mais là n’est pas le point important du film alors on arrive à en faire abstraction.

Mise en scéne

17/20

Le vrai défi de ce film est évidemment de faire passer le temps assez rapidement et il y parvient. Seuls les vrais moments importants sont montrés et le ciblage de ces moments a été parfaitement effectué. On a donc toujours une scène le matin puis une la nuit pour montrer le temps qui passe (ainsi que les jours d’inscris), quelques scènes où Aron tente soulever la roche, d’autres où il délire ou encore des flashbacks sur son passé récent. Le tout est monté de telle sorte l’on a l’impression d’être à l’intérieur de la tête de Aaron, l’immersion est totale. Seul reproche, la scène de la chute est peut-être passée un peu vite.

Scénario

18/20

Là aussi il y a un tour de force car on ne raconte pas simplement l’histoire d’un gars qui a passé 5 jours dans une crevasse. On nous montre d’abord comment Aron y est arrivé à cette crevasse, en rencontrant deux jeunes filles qu’il aide pour trouver un lac. Et surtout, on nous décrit magnifiquement bien le personnage complètement barjo d’Aron. En effet, ce type, qui est ingénieur dans la vie, est un fou des grands espaces et des grands canyons qu’il connait par cœur, allant jusqu’à faire des dizaines de kilomètres juste pour gravir telle montagne. Ainsi, on vit aussi bien son combat contre la douleur que sa prise de conscience que peut-être cette fois, il a été trop loin. Malgré tout, même s’il y a laissé son bras, cela ne l’a pas empêché de gravir les plus hautes montagnes du monde après.

Bande-son

16/20

Les musiques d’ambiance sont excellentes. Des grands thèmes rappelant l’Ouest américain et ses cowboys, un délice. Dommage elles soient trop peu nombreuses, mais là, on chipote. Le doublage est convaincant, sans plus, mais sans moins. Seuls les noms des personnages, prononcés « à l’Américaine », pourront en choquer certains. Enfin, les bruitages sont souvent bien sentis même si eux aussi trop peu nombreux.

Note finale

17/20

127 heures se révèle être un très très bon film grâce à un sujet bien maitrisé dans sa globalité. On passe un bon moment en suivant le long combat d’Aron qui ne parait pas si long que cela. On passe de la douleur à l’envie de s’en sortir en même temps que notre héros et même si l’on connait déjà la fin, on n’ose croire à ce qui lui arrive. Un vrai bon film, simple, mais bon.

 

 


 

 

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